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Le blog de Verneuil sous coucy par kate nana

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La pauvreté gagne encore du terrain en France

Publié le 30 Novembre 2016 par katenana

La pauvreté gagne encore du terrain en France

La pauvreté gagne encore du terrain en France

 

Le programme européenne d'aide aux plus démunis permet de distribuer des repas gratuits à quelque 13 millions de personnes en Europe

La pauvreté gagne encore du terrain en France selon le Secours Catholique qui publie ce jeudi son rapport annuel. A la fin du mois, Patrick Holzer, 57 ans, n'a que 110 euros pour s'alimenter et payer l'essence de sa voiture. Il raconte à L'Express comment il a "touché le fond".

Je suis dans la précarité depuis deux ans. Tout a commencé après mon divorce il y a trois ans. Je me suis retrouvé avec un seul salaire pour payer le prêt mensuel de 750 euros de l'appartement que j'avais acheté avec mon ex-femme dans un village, près de Metz. Avec 1500 euros pour un emploi d'opérateur de machine dans une usine, c'était dur mais je m'en sortais. 

LIRE AUSSI >> Qui sont les nouveaux pauvres en France? 

 
 

C'est en juin que j'ai touché le fond. Mon arrêt maladie pour des problèmes de dos m'a fait basculer. Depuis je ne perçois plus que 1200 euros par mois. Après avoir payé le prêt de l'appartement et mes factures -électricité, assurances, portable...-, il me reste 110 euros pour manger et acheter de l'essence. 

"Des pâtes midi et soir sans beurre midi et soir"

Je me restreins sur tout. L'alimentation d'abord. J'achète de la viande une fois par semaine et la dernière semaine d'octobre, c'était même des pâtes sans beurre midi et soir. Je ne sors plus, j'utilise ma voiture uniquement pour faire mes courses, je n'achète ni vêtement ni chaussures. 

 

Le mois dernier, j'ai passé une semaine chez ma fille, à Dijon. C'est elle qui m'a habillé. Mes deux enfants m'aident pour payer certaines factures. Cela fait bizarre. Ce devrait être à moi de m'occuper d'eux. Trois amis formidables me soutiennent aussi beaucoup. Une amie vient de m'envoyer de l'argent pour payer mon chauffage. Mercredi, je l'ai allumé pour la première fois de l'hiver. Jusque-là, je vivais avec 11 degrés dans l'appartement. 

"J'avais trop honte de ma situation"

J'ai eu du mal à parler, j'avais trop honte de ma situation, honte de m'épancher sur ma vie privée, honte que les gens se disent que je travaillais, mais que je n'arrivais pas à m'en sortir. Il a fallu qu'en septembre on me coupe l'électricité pour que j'accepte enfin de me confier. Un ami a passé quatre heures chez moi à appeler toutes les associations, les assistances sociales et la mairie pour qu'ils m'aident à me sortir de là.  

La première fois que je me suis allé au Secours Catholique, c'était un pas devant, deux pas en arrière. Finalement, ils ont été d'un grand réconfort. Pendant deux heures, j'ai été écouté. Cela m'a fait tellement de bien. Aujourd'hui, j'accepte de témoigner et de donner mon nom, tant pis si les gens savent. 

"Je me dis que demain sera meilleur"

J'ai commencé à travailler à l'âge de 13 ans comme apprenti décorateur et je n'ai connu que trois ans de chômageau cours de ma carrière. J'avais un emploi, j'avançais dans l'âge. Je ne pensais pas que je tomberais si bas. Un divorce a suffi. Donc désormais, je me dis que personne n'est à l'abri.  

J'ai partiellement perdu l'usage d'une jambe et je me fais opérer dans deux semaines d'une hernie. Je ne sais pas si je pourrais reprendre le travail un jour, donc il m'arrive d'avoir peur de l'avenir. J'ai envisagé de vendre mon appartement, mais il a été estimé deux fois moins cher que ce que je l'ai acheté. Certains jours, mon moral est à zéro et je pense au pire. Mais je m'accroche pour mes enfants et mes amis. Je me dis que demain sera meilleur. 

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