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Le blog de Verneuil sous coucy par kate nana

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Le département de la Somme

Publié le 6 Décembre 2016 par katenana in PICARDIE, VIE QUOTIDIENNE, valeurs

Le département de la Somme

Depuis le 2 janvier 2012, les habitants de la Somme s'appellent les Samariens et Samariennes, en référence au fleuve qui donna son nom au département, la Somme, dont le nom gaulois était Samara. Ce gentilé était auparavant largement utilisé, mais n'est devenu officiel qu'après un sondage réalisé par le conseil général de la Somme sur le site donnonsnousunnom.fr, à l'issue duquel il a obtenu la majorité et a été adopté. Avant cette opération, les habitants de la Somme n'avaient tout simplement pas de gentilé reconnu.
 

Canal de la SommeLe canal de la Somme


Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie de la province de Picardie (l'Amiénois, le Marquenterre, le Ponthieu, le Santerre et le Vimeu).

L’actuel département, cœur historique de la Picardie, a toujours été l’objet de convoitises de par sa situation stratégique entre Paris et les Flandres. Ce territoire largement ouvert a été le théâtre de certaines des batailles les plus marquantes de l'histoire de la France : conquête romaine, guerre de Cent Ans, guerres de Religion, guerre de 1870, Première Guerre mondiale et Seconde Guerre mondiale.
 

Somme departmentCarte du département de la Somme en relief


La Bataille de la Somme s'est déroulée en 1916.

La Somme fait partie de la région Picardie. Elle est limitrophe des départements du Pas-de-Calais, du Nord, de l'Aisne, de l'Oise et de la Seine-Maritime, et est bordée par la Manche autour de la baie de Somme.
la Somme est un plateau crayeux couvert de limon entaillé d’est en ouest par le fleuve qui lui a donné son nom, et dont l’estuaire sur le littoral de la côte picarde forme la baie de Somme.

La Somme est un département riche en sites touristiques. À Amiens on trouve la Tour Perret, plus haut immeuble en béton à sa création en 1959, la Maison de Jules Verne, Les Hortillonages, le Parc zoologique, la Place Marie sans chemise avec son horloge, le Beffroi, et la Cathédrale Notre-Dame d'Amiens, une des plus vastes d'Europe. Tous les ans au mois de décembre a lieu le plus grand marché de Noël du nord de la France.

Entre Amiens et Abbeville, le parc de Samara est un parc de loisirs traitant de la Préhistoire situé en Picardie, à quelques kilomètres d'Amiens dans la Somme.

A Ailly-sur-Noye, tous les vendredis et samedis de Mi-août à mi-septembre, a lieu le son et lumière "Le Souffle de la terre" déjà applaudi par plus d'un-demi million de spectateurs. Il raconte 2000 ans d'histoire de la Picardie durant une heure et demie de jeux de lumière, de feux d'artifices, de jets d'eau.

A Folleville, chaque année au début du mois de septembre a lieu une fête médiévale importante et populaire dans le parc de 4ha du château de Folleville.

A Naours, les grottes sont un des plus beaux exemples de muches picardes.

En Baie de Somme, chaque année en avril, a lieu le festival de l'oiseau et de la nature.
 

Parc Marquenterre

Parc du Marquenterre


Histoire du passé :

La présence d'hommes pré-néanderthaliens il y a 450 à 300 000 ans est attestée dans la Somme grâce à des fouilles réalisées à Amiens (quartier Saint-Acheul) et à Cagny, village voisin. Le site de Saint-Acheul a par ailleurs servi à nommer l'Acheuléen, une période du Paléolithique inférieur et l’industrie lithique correspondante.

Au troisième millénaire avant notre ère, la sépulture mégalithique collective de La Chaussée-Tirancourt, constituée de grandes dalles de grès, accueille en plusieurs siècles d'utilisation près de 350 défunts et constitue l'un des vestiges de cette nature les plus importants d'Europe. À cette époque, la Somme est parsemée de villages réunissant au plus quelques maisons rectangulaires de bois et de terre de 10 à 40 m de long, d'une architecture simple mais efficace.

Dès le IIIe siècle avant notre ère, l'actuel territoire de la Somme est partagé entre plusieurs peuples celtiques de la Gaule Belgique (AmbiensBellovaques et Suessions). On attribue à ces celtes belges l'aménagement du trophée et du sanctuaire de Ribemont-sur-Ancre où s'entassent des milliers d'ossements humains.

Suite à la colonisation romaine, et aux ambitions expansionnistes de l'empereur Caligula en Grande-Bretagne, Amiens (appelée alors Samarobriva) se trouve sur la voie entre Lyon et Boulogne et le principal nœud routier de la Gaule belgique

Au moyen âge, complétement christianisée, la région se releva des épisodes des incursions normandes. Villes et bourgs virent leur population s'accroître, leur économie s'organiser et prospérer à l'abri derrière leurs remparts. Les abbayes prirent un essor important (Corbie, Saint-Riquier), les édifices religieux donnèrent le ton au niveau architectural (art gothique à Amiens, Abbeville) et la puissance des fortifications militaires s'illustra par des réalisations comme à Ham, Lucheux, Péronne, Picquigny, Rambures. Politiquement, la bourgeoisie s'organisa et obtint des chartes communales avec autorisation d'édifier des beffrois, symboles de liberté des cités (Doullens, Rue, Saint-Riquier).

Comme ailleurs, les populations eurent à souffrir assez régulièrement des épisodes de famine et de peste.

Tout le territoire de l'actuel département eut à souffir de la Guerre de Cent Ans. En 1346, le Ponthieu vit l'affrontement terrible et lourd de conséquences de la Bataille de Crécy. En 1430, Jeanne d'Arc, prisonnière, passa notamment par Lucheux, Le Crotoy et Saint-Valery-sur-Somme.

De la Renaissance aux décennies précédant la Révolution, la Somme fut à la fois le théâtre permanent de luttes de frontières (illustrées par l'édification de citadelles de type Vauban, à Amiens et Doullens) et le cadre d'un extraordinaire essor textile favorisé par les décisions de Colbert, ministre de Louis XIV.

Au nombre des épisodes douloureux pour la population, il faut citer la grande disette de 1562 et de nouveau la peste en 1587 ainsi qu'en 1596.

Militairement, les Espagnols s'illustrèrent par exemple en 1593 en se répandant de nouveau dans le Vimeu, pillant et brûlant tout sur leur passage, puis en 1636 en prenant Corbie.

Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (18 juin 1815), le département est occupé par les troupes britanniques de juin 1815 à novembre 1818 (voir occupation de la France à la fin du Premier Empire).

Dès 1850, le développement de l'industrialisation se fit sentir. Les lignes de chemin de fer furent tracées, draînant une population attirée par de nouveaux ateliers s'implantant ici ou là, comme dans les vallées de la Somme et de la Nièvre, à Ailly-sur-Somme et Flixecourt, par exemple. Commença alors l'exode rural, le « monde ouvrier » demeurant parfois dans des cités spécialement construites à la demande des industriels-patrons, tels que les frères Saint et Carmicaël.

Lors de la Guerre franco-prussienne de 1870, le département fut envahi et occupé par les Prussiens. Des combats se déroulèrent en particulier à Amiens, Longpré-les-Corps-Saints et Pont-Noyelles. De nombreuses communes durent contribuer aux exigences imposées par les ennemis, en particulier par la fourniture de matériel (chevaux, chariots, foin).

Bataille SommeBataille de la Somme


Au cours de la Première Guerre mondiale, le département acquit durant cette guerre une célébrité morbide lors de Bataille de la Somme.

Toute sa partie Est (région d'Albert, Péronne et Roye) fut sillonné de tranchées et de sapes, dans lesquelles un nombre considérable de soldats furent tués et blessés. Les villages de cette zone furent évacués puis complètement rasés, et leur horizon est désormais parsemé de cimetières militaires et plus tard de monuments aux morts.

La ville d'Albert acquit une renommée pratiquement planétaire pour avoir offert, pendant de longs mois, le spectacle de la statue en déséquilibre sur le dôme de sa basilique aux combattants anglais, canadiens, américains et australiens, qui envoyèrent à leurs familles des cartes postales, des photos et des dessins de cette vierge dorée martyrisée par un bombardement.

En plus des destructions matérielles, de la destructuration des paysages (forêts rasées ou déchiquetées par la mitraille, sols bouleversées et souvent plusieurs fois retournés par la chute des centaines de milliers de tonnes d'obus, il a fallu un surcroît inimaginable de travail pour réhabiliter les routes, villages et terres cultivables dans le cadre de la reconstruction. Les habitants de ces villages se virent en outre privés d'une partie de leur mémoire : le patrimoine constitué par leurs archives a en effet pour une grande partie (registres paroissiaux et d'état-civil et d'autres archives) été dispersé ou est parti en fumée lors des incendie causés par les bombardements du leur chef-lieu d'arrondissement Péronne.

En 1918 et 1919, plusieurs localités eurent en outre à pleurer la disparition d'habitants (souvent de jeunes adultes) atteints de la grippe espagnole.

Les séquelles de guerre datant de cette période sont encore nombreuses. Elles ont justifié que le département soit après l'armistice classé en zone rouge. On continue à régulièrement retrouver des munitions non-explosées(dont obus chimiques parfois) lors des travaux agricoles et de terrassement. Il est probable que de nombreuses munitions ont été enterrées ou oubliées dans le sol, d'anciens marais, d'anciens bras mort de la somme et autres puits où elles restent dangereuses et susceptibles de relarguer les produits toxiques qu'elles contiennent. La prise en compte du fait que le sous-sol du département - de par son histoire difficile et sa topographie relativement plate - a été truffé d'une grande quantité d'abris, sapes, mines et tranchées. À la recherche d'abris lors de la deuxième guerre mondiale, la préfecture a réalisé un inventaire succinct des cavités existant dans le département. En vieillissant les galeries et cavités peuvent devenir dangereuse. Ce sont aujourd'hui les maires, qui assistés par le BRGM ont la responsabilité de finir et mettre à jour l'inventaire. Selon les données du BRGM, 485 communes sur 783 du département ont des cavités (de quelques m3 à plusieurs hectares de surface souterraine) sous les maisons ou sous des infrastructures, avec - avant décembre 1998 - 245 désordres recensés, dont un déraillement de T.G.V. en 1993. Les sapes ainsi que les refuges souterrains de la guerre de 1914- l9l8 sont essentiellement localisés sous la ligne de front ou à proximité. Certaines d'entre elles peuvent encore contenir des munitions non-explosées ou produits dangereux. Des ouvrages de casernements souterrains ou d'abris passifs ont aussi été réalisés lors de la Seconde Guerre mondiale, mais généralement plus solides (en béton armé). « Muches » (Muche signifie cachette en Picard) utilisées lors de la première guerre mondiale

En 1936, le département se distingua en envoyant à la Chambre le plus jeune député (27 ans), Max Lejeune.

Durant la Seconde Guerre mondiale, au printemps 1940, l'offensive des armées nazies mit toute la population du département sur les routes, dans une pagaille considérable, tentant de franchir la Seine.

Plusieurs villes déjà fortement touchée 20 ans plus tôt subirent d'importantes destructions lors de la Seconde Guerre mondiale : Abbeville, Albert, Amiens.
 

Le blason de la Somme :

blason somme

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