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Le blog de Verneuil sous coucy par kate nana

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"La Goutte de Lait" - 6 place de Mantoue

Publié le 20 Janvier 2017 par kate nana in PICARDIE, tourisme dans l aisne, HISTOIRE

SOISSONS 02200

"La Goutte de Lait" - 6 place de Mantoue


Léon Dufour naît à Saint-Lô en 1856. Il fait ses études au Havre et sa médecine à Rouen et Nancy. Médecin social, il va vite prendre conscience que la mortalité infantile qui sévit en Normandie, comme partout, n'est pas une fatalité. Il exerce à Fécamp, proche de sa clientèle composée d’ouvriers pêcheurs et va fonder le 16 juin 1894 « La Goutte de Lait ». Le lait est le premier accusé avec biberons et tétines vecteurs de bactéries entraînant entérites et colites des nourrissons, soit 60 % des décès prématurés chez les bébés. Les découvertes de Pasteur sont déjà faites mais le corps médical n'a conscience ni connaissances. Léon Dufour sera pionnier avant-gardiste. « La Goutte de Lait » essaye de réhabiliter l'allaitement actif mais à Fécamp les femmes travaillent dans les pêcheries conserveries salaisons de morues et poisson. Dufour comprend que c'est au niveau éducatif qu'il faut agir en préconisant l'allaitement artificiel et en humanisant le lait de vache pour essayer de le rapprocher du lait maternel. Il va s'attaquer aux biberons, nids à microbes, en enseignant l'hygiène et la stérilisation des tétines, notions révolutionnaires à l'époque ! Puis il se fait pédagogue, montrant aux mères, femmes et futures mamans, sa collection de biberons, qui sont toujours conservés au musée de la ville "Arts et Enfance" rue du Précieux-Sang. La « La Goutte de Lait » fait distingo social entre les diverses couches de la population, constatant que la mortalité infantile est plus importante dans les milieux pauvres. Les bébés suivis par « La Goutte de Lait » ont une meilleure espérance de vie. L’association s'installe à Paris dans le quartier de Belleville où la mortalité est la plus forte de région parisienne. Il y aura le Congrès International de Paris en 1905, puis l'installation de 200 centres en France jusqu'en 1912. Suivront également une cinquantaine de ces centres en Italie, Allemagne et Russie. L’oeuvre du docteur Dufour s’essoufflera peu à peu car les conditions sanitaires et sociales de la population s’améliorent ; les laits industriels font leur apparition, une nouvelle diététique infantile se met en place avec l’introduction des purées de légumes et de viande. « La Goutte de Lait » fermera à Paris en 1957 et à Fécamp, la dernière, le 1er juillet 1972. Léon Dufour, modeste, désintéressé, mais bienfaiteur de l'humanité, précurseur de puériculture moderne, mourut pauvre en 1928, sans jamais avoir quitté Fécamp, malgré une renommée certaine et grandissante. De son vivant, la ville lui rendit hommage en lui donnant un nom de rue. En 1926, suprême honneur, un morutier le « Léon Dufour » appareille sous ses yeux pour une campagne de pêche.

Située en Picardie, au cœur de l’Aisne et à environ 90 km de Paris, la ville de Soissons s’enorgueillit d’un impressionnant passé historique. Elle est reconnue comme première capitale de la France à la période mérovingienne. Pourquoi chercher plus loin vous y emmène.

A la période mérovingienne, sous le règne du roi franc Clovis, Soissons est reconnue comme première capitale de la France, avant de perdre ce privilège au profit de Paris. 
De cette époque date aussi le célèbre épisode du vase de Soissons, encore sujet à de multiples interprétations de nos jours. C’est aussi dans cette ville qu’en 752, Pépin le Bref est sacré roi. Dans les siècles qui vont suivre, Soissons sera le siège d’innombrables conflits, avant de connaître aux XIIème et XIIIème siècles une période de relative prospérité, autorisant la construction de nombreux édifices d’architecture gothique.
En 1870, la ville est bombardée et les graves dégâts subis entraînent à la fin du XIXème siècle un réaménagement urbain radical. Soissons, victime de sa position stratégique, n’en a pas fini avec les conflits. Située sur la ligne de front durant la Première Guerre Mondiale, à proximité du Chemin des Dames, la cité devient une ville martyre. La reconstruction des années 20 redessine le centre ville et certaines maisons sont reconstruites dans le style art déco.
Aujourd’hui, Soissons met l’accent sur sa richesse patrimoniale qui lui a valu d’être labellisée Ville d’Art et d’Histoire en 1988.

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