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Le blog de Verneuil sous coucy par kate nana

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Berzy le Sec

Publié le 9 Avril 2017 par kate nana in PICARDIE, tourisme dans l aisne, valeurs, HISTOIRE

Berzy le Sec : ce petit village perché sur un promontoire à flanc de coteau, domine la vallée de la Crise. Riche d'un patrimoine historique classé, il constitue une halte privilégiée dans le département de l'Aisne. Du château fort construit au XIVe siècle subsistent le châtelet d'entrée, s'encadrant entre deux tours circulaires à mâchicoulis, des éléments du logis et la chapelle du XVIe siècle. Actuellement une poignée de bénévoles s'efforcent de restaurer et redonner vie au château. Diverses constructions utilitaires s'élèvent dans la cour du château dont l'ancien four à pain. Les pignons "à pas de moineaux" de plusieurs maisons du village révèlent l'influence de la tradition architecturale flamande. Le village compte aussi une belle église de transition romano-gothique, à l'élégant portail roman ainsi que deux remarquables polissoirs monolithiques, situé à la pointe des Roches, à l'extrémité du territoire communal.

L'ancien corps des logis porte le cachet de la Renaissance ; la distribution a été changée à plusieurs reprises ; mais des cheminées ornées de colonnes, des fenêtres divisées par deux meneaux en croix, la porte à plein-cintre dans la cour, surmontée d’arceaux semblables, indiquent d’une manière certaine qu’il a été sinon élevé, au moins entièrement fait au XVIème siècle.

L’enceinte des murailles du château de Berzy s’est conservée sauf quelques parties de murs réparées plus nouvellement, telle qu’elle était à l’origine. Elle forme un carré un peu irrégulier. Le côté sud-est à 48 mètres de long, celui du sud-ouest ou des champs 44 mètres environ ; celui du nord-ouest 51 mètres, et celui du nord-est, y compris la porte, 32 mètres. Tous ces murs de défense ont conservé une hauteur approximative de 10 mètres ; aux quatre angles et contre les courtines, à une distance de 12 à 15 mètres les uns des autres, on a placé de larges contreforts qui étaient surmontés de tourelles avec mâchicoulis.

La porte, beaucoup mieux conservée que tout le reste s’avance de six mètres sur la face nord-est du château. Deux hautes tours d’un beau style se dressent à droite et à gauche ; elles sont couronnées d’un rang de consoles qui supportaient une corniche et formaient des mâchicoulis. Le même système de défense est établi au dessus du cintre de la porte et devait, en surmontant l’ensemble des murailles, établir une galerie de communication entre toutes les parties de la place. Les deux tours ne présentent la forme cylindrique qu’à leur couronnement ; leur partie inférieure se trouve composée de la réunion de quatre piliers massifs de pierre décrivant à leur base une croix grecque.

Comme dans les châteaux de cette époque, celui de Berzy avait son entée défendue par un pont levis ; les longues pièces de bois, destinées à le manœuvrer, venaient se loger dans deux vides ménagés le long des tours. De cette manière, le dessus de la porte, au lieu de présenter un mur plat avec deux grandes rainures sans élégance, montre un large et beau pilastre, orné de trois écussons et d’un encadrement carré dans lequel on avait sans doute placé autrefois la statue du saint le plus vénéré par les maîtres du château.

Sous le passage même de la porte sont pratiquées des niches de forme ogivale où se plaçaient probablement des hommes d’armes qui la gardaient. Un fossé, creusé dans le tuf, et de 14 mètres de largeur environne le château ; le roc s’est trouvé dans de certaines parties assez solides pour qu’on ait pu le couper verticalement et s’en servir comme de premières assises, pour la muraille.

Le château de Berzy ne paraît pas avoir joué un grand rôle dans l’histoire de nos troubles civils et de nos guerres étrangères ; pourtant après la prise de Soissons en 1567, les Huguenots placèrent quelques troupes dans ce village, et s’y cantonnèrent dans l’église comme dans le château ; ils communiquaient entre les deux édifices au moyen d’un pont de bois, de la manière et comme il sera indiqué à la description de l’église.

Ce château fut vendu par M. Amédée de Saint-Fargeau à M. Moreau, père de celui qui fut président de la société de secours mutuels de Soissons, adjoint de cette ville et mourut en 1869. On doit adresser à la mémoire de ce dernier le reproche d’avoir permis d’enlever de ce château, d’ailleurs si bien conservé, une cheminée monumentale pour être placée dans celui de Septmonts que restaurait alors un artiste peintre de Paris, M. Leman, selon le goût le plus fantaisiste. On peut voir dans l’une des salles du château de Berzy, la place béante qu’à laissée dans la muraille cet acte peu réfléchi ou plutôt de pur et gratuit vandalisme !

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