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Le blog de Verneuil sous coucy par kate nana

Bienvenue sur ce blog ! Merci pour vos passage et bonne lecture !!

Articles avec #histoire catégorie

Le Château de Verberie, 

Publié le 15 Mai 2017 par kate nana dans PICARDIE, valeurs, HISTOIRE

Le Château de Verberie, 
 

Situé entre Creil et Compiègne, proche de Pont-Sainte-Maxence, Verberie est une commune du département de l'Oise ancrée aux portes de la région Picarde, touchant l'Oise et la forêt domaniale de Compiègne.
Localisation :   60410, Verberie, département de l'Oise.
Région : Hauts-de-France (Picardie)
Année de construction : Xe siécle 
L'architecture : 
Le Palais de Verberie était orienté vers le Nord, les édifices qui le composaient s'étendaient de l' Ouest à l' Est sur une ligne de 432m. Un corps de logis très vaste, dans lequel se tenaient les assemblées générales, les parlements, les Conciles, termine à l' Ouest cette étendue de bâtiments, de même que la Chapelle située à l' Ouest. La Chapelle et la salle d' assemblée formaient comme deux ailes qui accompagnaient une longue suite d' édifices de différentes formes et de différentes grandeurs. Au centre de toute cette étendue paraissait un magnifique corps de logis d' une grande hauteur composé de deux grands étages. Les murs, bâtis en pierre de taille choisie étaient ornés d'ornements à bas reliefs, de frontons, de fleurons de fenêtres ouvertes et de fenêtres feintes, munies d'ornements aménagés d' un grand dessein proportionnés d' un genre d' architecture qui approchait du Colossal.
Deux tours rondes accompagnaient le corps de logis principal. Depuis ces deux tours jusqu' à la Chapelle de Charlemagne, d' un côté et jusqu'à la salle d' assemblée de l' autre, on voyait divers bâtiments un peu moins élevés que le grand corps de logis, qui était percés de hautes et larges fenêtres semblables aux croisées des Eglises du treizième siècle et moins chargées de pilastres et de moulures. 
On remarquait, par intervalles, de grosses tours carrées plus larges qu' élevées, elles faisaient l' effet des dômes dans les Palais. On voit encore une de ces tours dans la basse-cour du Fief d' Haramont. Ces notices ont été tirés de quelques restes de l' ancien Palais et d' un titre du règne de François Ier qui permet la démolition des différentes parties de ce Palais. Ces parties de bâtiment avaient été incendiées sous le règne de Charles VI un siécle auparavant.

Le chevet de la Chapelle était tourné vers le Sud. On y entrait par une porte collatérale placée à l' Ouest pour faciliter la commodité des personnes du château. Cette Chapelle, bâtie dans le même goût que le grand corps de logis du Palais, a été détruite à deux reprises, la chûte du clocher, arrivée en 1333, a fait s'écrouler une partie des murs déjà affaiblis par le poids de leurs élévations. Les habitants de Verberie avaient entrepris de soutenir un siége contre les Anglais dans le cimetière de cette église pendant les troubles du règne de Charles VI. Le Général Anglais fit, à cette occasion, canonner les murs du cimetière et la Chapelle même du côté du Nord avec tant de vigueur que les murs s écroulèrent en grande partie. Des titres de 1310 et de 1343 nomment encore cette église « Chapelle de Charlemagne ». Il y a, à la Ferme du Chat, les caves de l' ancien Palais. Les jardins s' étendaient le long de l' Oise entre le Palais et cette rivière, ils occupaient, comme les bâtiments du Palais, un espace large de 432m d' Ouest en Est. Plus bas que le Nord de la Chapelle, le parc commençait, il finissait à Herneuse là où la forêt de Cuise étendait son long manteau. Une longue terrasse, qui a été démolie, et la rivière qui arrosait de ses eaux le fossé, servaient de clôture aux jardins. On passait des jardins, de l' autre côté de l' Oise, sur un pont de bois qu' on appellait Pont du Palais, pour le distinguer de deux autres situés au dessus et au dessous des jardins.

Il est fait mention de ce pont dans une Charte de Charles le Simple datée de 919 dans un titre de 1449. La grosse tour, située à l'Ouest du Palais, servait de demeure au Concierge.
Le Château de Verberie, 
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- Musée de la Première Guerre Mondiale

Publié le 13 Mai 2017 par kate nana dans PICARDIE, HISTOIRE

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L'avenir du château royal de Villers-Cotterêts se prépare maintenant

Publié le 10 Mai 2017 par kate nana dans PICARDIE, tourisme dans l aisne, LA SOCIETE, HISTOIRE

L'avenir du château royal de Villers-Cotterêts se prépare maintenant

© France 3

 

Le château de Villers-Cotterêts cherche son avenir... Les services de l'Etat lancent un appel à projets ouvert jusqu'au 20 juillet... Cette ancienne demeure royale est resté vide depuis le départ d'une maison de retraite en 1994.

des entrées condamnées des fenetres occultées... Le méchant sortilège qui s'est abattu sur le château de Villers-Cotterêts va t-il etre conjuré ?L'Etat, propriétaire de ce joyau oublié de la Renaissance, veut lui redonner vie mais pas question de s'en débarasser. "Le Château n'est pas à vendre. Ce que nous recherchons, c'est un porteur de projet pour le faire vivre, lui trouver un nouvel usage", explique Nathalie Morin, directrice de la direction de l'immobilier de l'Etat.

Avec plus de 20 000 carrés, l'ancienne demeure d'Henri II de François 1er cherche une nouvelle ambition. La surface financière de l'investisseur francais ou étranger devra être à la hauteur. L'Etat pourrait alors consentir à un bail emphytéotique, c'est-à-dire de très longue durée.

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Les origines de la retraite le saviez - vous ?

Publié le 10 Mai 2017 par kate nana dans PICARDIE, HISTOIRE, LA SOCIETE, VIE POLITIQUE

 

Les origines de la retraite : quand l'Allemagne de Bismarck créait le premier système obligatoire

Aujourd'hui, un retraité naît toutes les 37 secondes ! Peut-on exister socialement quand on est à la retraite ? Y a-t-il des "risques sociaux" chez les retraités ? Quels sont les choix qui s'offrent à eux pour donner du sens à leur vie ? Ce livre, ponctué de récits, de témoignages éclairants, d'exercices personnels, vous accompagne durant la transition entre le monde du travail et le début d'une vie où vous serez l'acteur libre et responsable de vos décisions. Extrait du livre "En avant la retraite !", de Juliette Helson et Daniel Levy, publié aux éditions L'Harmattan, 

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Jusqu'à Louis XIV qui a fait construire les Invalides en 1670, le sort des vieux sans ressources et sans famille dépendait essentiellement de la charité des organismes religieux.

En 1673, Colbert, ministre de Louis XIV, crée la caisse des invalides de la marine, aujourd'hui Établissement National des Invalides de la Marine. Ce régime assure une pension à ceux qui ne peuvent plus travailler, l'âge ne constituant que l'une des causes possibles de leur état d'invalidité.

 

C’est seulement en 1784 que ce régime distinguera la pension d’invalidité de la pension de vieillesse attribuée à 60 ans (compte tenu de l’espérance de vie de l'époque, cela représente une retraite tardive). Elles couvrent la marine de pêche et de commerce.

La marine de guerre, comme les militaires et d’autres catégories directement au service du Roi, pouvaient également bénéficier de pensions. Les agents des fermes générales (aujourd'hui les fonctionnaires des impôts, mais à l'époque personnels d’entreprises privées) avaient créé leur propre caisse en 1768.

La Révolution multiplie les déclarations d’intention tout en détruisant les bases de la protection sociale existante : interdiction des corporations qui assuraient une solidarité professionnelle, nationalisation des biens du clergé qui assurait l’assistance. C'est le Directoire qui rétablira les fonds de pension des fonctionnaires.

Le Consulat crée le franc germinal en 1803, ouvrant un siècle de stabilité monétaire qui permettra l’essor de l’épargne et de la rente.

L’Empire autorise en 1808 les sociétés de prévoyance et voit l’apparition des caisses particulières comme celles de la Banque de France et de la Comédie Française.

Mais elles se limitent à la maladie. Le rôle de la mutualité en matière de retraite restera marginal, même après la loi de 1898 l'autorisant plus largement à gérer la retraite et l’assurance vie.

En 1850 est créée une Caisse Nationale des Retraites, gérée par la Caisse des Dépôts et Consignations. Elle recueille les versements volontaires des particuliers, et leur sert à partir de 50 ans une rente qui est garantie par l'état (à cette époque, la monnaie est stable).

Cette caisse s'adressera surtout à la petite bourgeoisie.

En 1853, les divers fonds de pension des fonctionnaires civils de l’état sont remplacés par un droit de chaque Fonctionnaire inscrit au « grand livre de la dette publique » et financé par le budget courant de l’État. La même loi distingue les services actifs (postes, douanes, forêts, contributions indirectes, tabacs) qui permettent le départ à 55 ans, et les services sédentaires, où il faut attendre 60 ans.

En 1876, les instituteurs sont classés dans les services actifs.

C'est la naissance de l’actuel régime des pensions civiles et militaires.

C’est l'Allemagne de Bismarck qui crée en 1883 le premier système obligatoire de retraites, financé par la capitalisation de cotisations ouvrières et patronales, pour une retraite à 70 ans. Le système est introduit en France par la loi de 1910, pour une retraite à 65 ans (en 1912 : 60 ans pour les métiers les plus pénibles) ; mais l'obligation de cotisation est annulée en 1911

Par ailleurs, le développement de l'industrie s’accompagne de la création de retraites d’entreprise. Certains secteurs stratégiques tels les mines, les chemins de fer, les industries électriques et gazières, finiront par être couverts chacun par un régime propre (en 1894, 1909 et 1938 respectivement).

Mais les régimes d’entreprise, généralement sous-provisionnés, n'offrent guère de garantie en cas de faillite. Divers scandales, dont celui de la compagnie de Bessèges en 1888, amènent le parlement à adopter en 1895 une loi dite des garanties qui réglemente les caisses patronales, posant des exigences de provisionnement et les soumettant au contrôle.

En fait donc nous devons la retraite à Bismarck

hé oui ! quand il a demandé à ses conseillers à quel àge établir l àge de la retraite 

ceux-ci ont répondu l espérance de vie étant(à cette époque) 59 ans nous donnerons la retraite à 60 ans  !!!
 

 

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le MARQUENTERRE

Publié le 10 Mai 2017 par kate nana dans PICARDIE, LA SOCIETE, HISTOIRE

 

Le domaine du Marquenterre est au coeur de la seule fenêtre encore vierge du littoral du nord de la France. 22 km de côtes sans accès routier ni marque de civilisation urbaine. La paix, la splendeur de la nature comme vous ne l'imaginiez plus possible, tout prés, si loin, à la lisière de la Baie de Somme, classée parmi les plus belles baies du Monde. Découvrez la faune, la flore et les payasages magiques du domaine du Marquenterre, accompagné d'un guide nature sur des parcours spécialement conçus pour vous. En voiturette électrique, à peid ou encore à cheval, tous les moyens sont bons pour visiter les 1 000 hectares de ce site privé où se mélangent nature et histoire.

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Quelle est l'origine de la fête du 8 mai,

Publié le 6 Mai 2017 par kate nana dans PICARDIE, HISTOIRE

 

8 mai 2017 : comment est né le jour férié de la Victoire de 1945 ?

8 MAI FERIE - Quelle est l'origine de la fête du 8 mai, marquée par un jour férié ?  tout ce qu'il faut savoir sur son histoire et sa commémoration.

 

 Savez-vous pourquoi le 8 mai 1945 n'est pas une date d'armistice à proprement parler ? Si le Troisième Reich s'est bien effondré début mai 1945 et que l'un de ses plus puissants dirigeants, Joseph Goebbels, a bien tenté d'établir un armistice sous conditions avec les alliés, on ne peut guère parler d'armistice pour désigner le 8 mai 1945, mais plutôt d'une capitulation. La raison ? Un armistice correspond à une convention que des gouvernements signent pour cesser le conflit armé, avant d'entamer des négociations donnant lieu à l'établissement de conditions, qui elles-mêmes mènent à la fin de l'état de guerre... Tout un chemin, donc, qui a été parcouru avec l'armistice de 1918, mais ne concerne pas notre date de 1945 : le 8 mai 1945, la reddition du belligérant est pure et simple. L'état de guerre prend fin immédiatement. C'est la victoire directe pour les alliés.

 

En France, le 8 mai, qui tombe un lundi en 2017, est un jour aux significations multiples. Ce jour férié rappelle tout d'abord la victoire des Alliés - Union soviétique, Etats-Unis, Royaume-Uni, France libre... - sur le théâtre européen dans la Seconde guerre mondiale, et la capitulation de l’Allemagne nazie en 1945, même si cette date est contestée (en savoir plus sur la polémique autour du 8 mai 1945). Mais ce jour est aussi lié au souvenir tragique des massacres de Sétif, en Algérie, et à des célébrations honorant la mémoire de Jeanne d’Arc. Dans cet article, Linternaute.com vous dit tout sur le 8 mai et les événements qui lui sont liés, leur origine, leur histoire et leur signification.

8 mai férié

Le 8 mai 1945, à 15 heures, les cloches sonnent pour marquer la fin de la Seconde guerre mondiale en Europe. Le général de Gaulle annonce lui même la capitulation allemande dans une allocution radiophonique. Partout en France, des scènes de joies accompagnent le 8 et le 9 mai, qui sont exceptionnellement des jours fériés pour célébrer la défaite de l'Allemagne nazie. Il reste alors des soldats allemands dans l'Hexagone (autour des ports de DunkerqueLorient ou Saint-Nazaire, notamment). La question des commémorations se pose très vite. Gouvernement et anciens combattants hésitent entre l'établissement d'une date unique - destinée à célébrer les victoires de 1918 et 1945 – et la mise en place d'une cérémonie spécifique à la Seconde guerre mondiale.

Histoire du 8 mai

Traditionnellement, le 8 mai a été adopté comme le jour de commémoration de la capitulation de l’Allemagne lors de la Seconde guerre mondiale. Pourtant, la réalité est nettement plus complexe. D’abord parce que cet événement ne marque la fin de la Seconde guerre mondiale qu’en Europe, le conflit se poursuivant encore pendant quatre mois dans le Pacifique, entre le Japon et les Etats-Unis. Ensuite parce que différents actes de capitulation ont été signés à différents moments entre le 7 et le 9 mai, selon le référent temporel choisi.

Dans tous les cas, le début du mois de mai 1945 marque l’effondrement du Troisième Reich. Le 30 avril, Adolf Hitler se suicide dans son bunker de la chancellerie, tandis que les soldats soviétiques sont dans Berlin. Joseph Goebbels tente de prendre contact afin de signer un armistice. Incapable d’établir le lien avec les Alliés et refusant une capitulation sans condition, il se donne la mort avec son épouse et ses enfants le 1er mai. Le lendemain, la Bataille de Berlin s’achève avec la capitulation du général allemand Helmuth Weidling et des hommes chargés de la défense de la capitale. Du 4 au 6 mai, l’ensemble des forces nazies restantes (aux Pays-Bas, en Allemagne du Nord, au Danemark, en Bavière, à Breslau) se rendent aux Alliés. Herman Göring, le plus haut dignitaire nazi vivant, se livre aux autorités américaines à la frontière germano-autrichienne.

Il y a deux documents de capitulation :

> La première capitulation du 7 mai à Reims

> La deuxième capitulation du 8 mai à Berlin

Le grand-amiral Karl Dönitz a été nommé président du Reich par Hitler dans son testament. A la tête d’un gouvernement provisoire du Reich, il tente de négocier une série de redditions partielles face aux alliés occidentaux, afin de pouvoir continuer le combat à l’est contre les troupes soviétiques. Les Américains refusent le compromis. Le général allemand Alfred Jodl, envoyé par Dönitz, signe la capitulation le 7 mai à 2h41 du matin. Ce moment historique a eu lieu dans une salle du Collège technique et moderne de Reims, qui était alors le QG des forces alliées.

Alfred Jodl a signé la capitulation de Reims, le 7 mai 1945 © "Bundesarchiv Bild 146-1971-033-01, Alfred Jodl" / CC-BY-SA

Seulement, cette signature n’est pas du goût de Staline, qui regrette l’absence de hauts-représentants soviétiques lors de cette signature. Une seconde capitulation est organisée le 8 mai dans la soirée à Karlshorst, près de Berlin. Cette fois, c’est le Commandant suprême de l’Armée rouge, Gueorgui Joukov, qui préside à la signature. C’est Wilhelm Keitel, commandant suprême des forces armées allemandes, qui signe la capitulation. Elle rentre en application à 23h01 le 8 mai. A l’heure de Moscou, cette heure correspond au 9 mai à 01h01 du matin. Aujourd’hui, c’est le 9 mai qui est célébré comme le jour de la capitulation allemande en Russie.

Revivez le débarquement de 1944, la libération de Paris et la libération de la France, la découverte par les soviétiques du camp d'Auschwitz et les derniers jours d'Adolf Hitler en images. 

8 mai 1945 : la capitulation

© AFP

Officiellement, le nom du jour férié correspondant au 8 mai est "Victoire de 1945". L’utilisation du mot armistice, comme dans l’expression "armistice de 1945", que l’on trouve sur certains calendriers, n’est pas correcte. En effet, un armistice est une convention signée par des gouvernements. Elle met fin à un conflit armé en temps de guerre, mais ne met pas fin à l’état de guerre. C’est ce type de document qui a été signé le 11 novembre 1918 dans le wagon de Rethondes, démarrant un cessez-le-feu et les négociations qui aboutiront au Traité de Versailles, signé par l’Allemagne et les Alliés. En 1945, il s’agit bel et bien d’une capitulation du Troisième Reich. En effet, il s’agit d’une reddition pure et simple d’un belligérant, de la fin des combats et de l’état de guerre. D’où l’appellation "victoire de 1945" et non "armistice de 1945".

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La mairie de Margny-les-Compiègne met à l'honneur ses employés

Publié le 4 Mai 2017 par kate nana dans PICARDIE, tourisme dans l aisne, VIE QUOTIDIENNE, HISTOIRE, LA SOCIETE

 La mairie de Margny-les-Compiègne met à l'honneur ses employés

 

© France 3 les fortes gelées de ces derniers jours font des dégâts dans les vignes de l'Aisne. 50% des vignobles sont touchés à Chézy témoigne Olivier Derekeneire producteur de champagne.  

On sait qu'on a des dégâts, on n'est pas dans une bonne période, nos vignes ont 15 jours d'avance, avec des températures allant de - 5º à -6º les gels touchent des grappes qui commençaient à se constituer. Ce ne sont pas des gelées de printemps, mais plutôt des gelées d'hiver." Souligne Olivier Derekeneire producteur de champagne à Chézy dans l'Aisne.

Le printemps, cette année fait défaut les vignobles et les vergers français sont touchés par des gelées préjudiciables pour les récoltes alors que la végétation avait de deux ou trois semaines d'avance sur la saison.

"Chez nous les bas coteaux ont beaucoup souffert, mais par endroit, hauts et bas coteaux sont touchés par le gel, et ce n'est pas fini, car il y a encore les Saints de glaces à venir" ajoute le viticulteur de Chézy.  "Ce sont les aléas de la météo, on est obligé de subir."  
Pour l'instant, il est encore difficile d'évaluer l'ampleur des dégâts sur la production 2017, mais d'ores et déjà viticulteurs et arboriculteurs sont inquiets des conséquences que ces gels ont sur les bourgeons.

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L’histoire et la mémoire de 14-18

Publié le 30 Avril 2017 par kate nana dans PICARDIE, tourisme dans l aisne, HISTOIRE, valeurs

  • L’histoire et la mémoire de 14-18 ont une réalité spatiale peu commune. C’est cet écho contemporain, singulier, que la bibliothèque départementale souhaite mettre en avant en proposant une approche originale, qui puisse apporter un regard sur le territoire en guerre et l’héritage de celle-ci, sous diverses formes.
  • Vendredi 5 Mai, 20h00 - Tergnier / Médiathèque municipale

Rencontre avec Bertrand Badie  : Le monde aujourd’hui, l’héritage de la Grande Guerre
 

  • Jeudi 11 Mai, 19h00 - Chauny / Médiathèque municipale

Spectacle avec la Cie Le Vent en Poupe "Apollinaire 1914-1918 : rock guerre et poésie"
Musique, écriture et scénographie -Jackson Mackay, Bastiaan Sluis, Virginie Zinderstein Schelcher et Dominique Zinderstein
Textes Guillaume Apollinaire et Blaise Cendrars
 

  • Vendredi 12 Mai, 20h30 - Villeneuve-Saint-Germain / Espace culturel

Spectacle avec la Cie Le Vent en Poupe "Apollinaire 1914-1918 : rock guerre et poésie"
Musique, écriture et scénographie -Jackson Mackay, Bastiaan Sluis, Virginie Zinderstein Schelcher et Dominique Zinderstein
Textes Guillaume Apollinaire et Blaise Cendrars
 

  • Samedi 13 Mai, 20h30 - La Capelle / Salle du Dr Hennebelle

Spectacle avec la Cie Le Vent en Poupe "Apollinaire 1914-1918 : rock guerre et poésie"
Musique, écriture et scénographie -Jackson Mackay, Bastiaan Sluis, Virginie Zinderstein Schelcher et Dominique Zinderstein
Textes Guillaume Apollinaire et Blaise Cendrars

 

CONTACT
Programme organisé par la Bibliothèque départementale de l’Aisne et les bibliothèques municipales.
tél. 03 23 75 55 70
http://bibliotheque.aisne.com
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Exposition : Chemin des Dames 1917-2017

Publié le 27 Avril 2017 par kate nana dans PICARDIE, tourisme dans l aisne, HISTOIRE

Exposition : Chemin des Dames 1917-2017

[Caverne du Dragon-Musée du Chemin des Dames]

Une exposition à ne pas rater ! C'est à la Caverne du Dragon - Musée du Chemin des Dames (Oulches-la-Vallée-Foulon) jusqu'au 30 septembre !

La Caverne du Dragon-Musée du Chemin des Dames propose à ses visiteurs de découvrir sa nouvelle exposition "Chemin des Dames 1917-2017", en accès libre et gratuit, aux horaires d'ouverture du musée.
Cartes, documents d'archives et photographies pour (re)découvrir le Chemin des Dames...

https://www.chemindesdames.fr/fr/ressources/publications/la-lettre-du-chemin-des-dames

 

Affiche de l'exposition : Chemin des Dames 1917-2017
Affiche de l'exposition [Chemin des Dames 1917-2017]

Le paysage s’est métamorphosé au cours du temps, la végétation reprend ses droits, les blessures du sol cicatrisent lentement et la compréhension de la bataille qui s’est déroulée en ces lieux peut être parfois difficile. Aujourd’hui seule l’imagination permet de se représenter ce que fut le Chemin des Dames durant la Première Guerre mondiale.

C’est pourquoi le Conseil départemental a voulu réaliser cette exposition qui dévoile les hauts-lieux de ce territoire où résonne encore l’écho de l’Histoire. Dans le cadre du Centenaire des combats de 1917, les visiteurs pourront ainsi, à l’aide de cartes, de photographies, se représenter ce champ de bataille tristement célèbre, ce qu’il fut hier et ce qu’il est aujourd’hui. Ici commence une invitation à suivre cette ligne bleue tracée sur le Chemin des Dames et découvrir les vestiges, les monuments et les cimetières qui façonnent désormais le paysage.

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COUCY LE CHATEAU AUFFIQUE SES RUINES

Publié le 27 Avril 2017 par kate nana dans PICARDIE, tourisme dans l aisne, COUCY, HISTOIRE

 
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Ruines du château de Coucy à Coucy le chateau auffrique

Dès le commencement du Xe siècle, il existait déjà sur l'emplacement actuel du château de Coucy une forteresse bâtie par un archevêque de Reims. Ce territoire appartenait au siége de Reims depuis saint Rémi, à qui il aurait été donné par Clovis. En 928, le comte de Vermandois, Herbert, s'en empara et y renferma Charles le Simple. Thibaut, comte de Troyes, surnommé le Tricheur, le gagna et le perdit plusieurs fois. L'archevêque de Reims finit par le donner en fief au fils du comte, pour un cens annuel de soixante sous.

De ce premier domaine il ne reste aucun vestige ; peut-être la chapelle qui autrefois existait dans la basse-cour du château (voy. fig. 1, en A) était-elle un débris de ces constructions, antérieures au XIIIe siècle ; la forme de son plan et les débris retrouvés pourraient le faire supposer. Ce qu'on ne saurait contester, c'est que les parties les plus anciennes du château ne remontent pas au delà du commencement du XIIIe siècle.

Ce fut Enguerrand III, le vassal le plus puissant de la couronne de France, qui non-seulement éleva le vaste château de Coucy dont nous voyons encore les restes, mais qui fit bâtir toute l'enceinte de la ville. Enguerrand III eut des démêlés avec l'archevêque de Reims ; il ravagea le territoire de cette église, qui ne rentra en possession de ses terres que par l'intervention de Philippe-Auguste. Enguerrand fit partie de l'expédition contre les Albigeois, avec le célèbre comte Simon de Montfort, et fut un des héros de la bataille de Bovines. Peu après, il eut de nouveaux démêlés avec le chapitre de Laon ; il s'empara de la cathédrale, enleva le doyen, le fit enfermer à Coucy et ravagea les terres de l'église. La querelle dura deux années, pendant lesquelles, malgré les protestations des évêques voisins et l'intervention du pape, le doyen resta en prison. Enguerrand contracta des alliances qui augmentèrent encore sa puissance et ses richesses ; il se maria trois fois, et sa dernière femme, Marie de Montmirail, lui apporta en dot la terre de Condé en Brie.

Enguerrand, par voie de succession, devint seigneur de Montmirail, d'Oisy, de Crèvec'ur et de la Ferté-Ancoul, de la Ferté-Gaucher, vicomte de Meaux et châtelain de Cambrai ; il était déjà seigneur de Saint-Gobain, d'Assis, de Marle, de la Fère et de Folembray[1]. Ses richesses, et surtout la trempe de son caractère, engagèrent le sire de Coucy dans les entreprises tentées contre le pouvoir royal pendant la minorité de saint Louis. Un instant le vassal pensa pouvoir mettre la main sur la couronne de France ; mais ses sourdes menées et ses projets ambitieux furent déjoués par la politique de la reine Blanche, qui sut enlever à la coalition féodale un de ses plus puissants appuis, le comte de Champagne. Le sire de Coucy fut bientôt obligé de prêter serment de fidélité entre les mains du roi, qui ne voulut pas se souvenir des projets de son trop puissant vassal. C'est à l'époque des rêves ambitieux d'Enguerrand III qu'il faut faire remonter la construction du château magnifique dont nous voyons encore les ruines gigantesques. Le château de Coucy dut être élevé très-rapidement, ainsi que l'enceinte de la ville qui l'avoisine, de 1225 à 1230. Le caractère de la sculpture, les profils, ainsi que la construction, ne permettent pas de lui assigner une date plus ancienne ni plus récente.

Le château de Coucy n'est plus une enceinte flanquée, enveloppant des bâtiments disposés au hasard, ainsi que les châteaux des XIe et XIIe siècles ; c'est un édifice vaste, conçu d'ensemble et élevé d'un seul jet, sous une volonté puissante et au moyen de ressources immenses. Son assiette est admirablement choisie, et ses défenses sont disposées avec un art dont la description ne donne qu'une faible idée.

Bâti à l'extrémité d'un plateau de forme très-irrégulière, le château de Coucy domine des escarpements assez rapides, qui s'élèvent de cinquante mètres environ au-dessus d'une riche vallée, terminée au nord-ouest par la ville de Noyon et au nord-nord-est par celle de Chauny ; il couvre une surface de dix mille mètres environ. Entre la ville et le château est une vaste basse-cour fortifiée, dont la surface est triple au moins de celle occupée par le château. Cette basse-cour, ou baille, renfermait des salles assez étendues, dont il reste des amorces visibles encore aujourd'hui, enrichies de colonnes et chapiteaux sculptés, avec voûtes d'arête ; des écuries et la chapelle orientée, tracée en A sur notre plan du rez-de-chaussée (fig. 1). C'est la chapelle romane dont nous venons de parler[2]. On ne communiquait de la ville dans la baille que par une porte donnant sur la ville et défendue contre elle par deux tours en partie conservées[3]. La baille était protégée par le donjon B, qui domine tout son périmètre, et les remparts flanqués par les deux tours extrêmes du château C, D. Un fossé de vingt mètres de largeur sépare le château de la basse-cour. Un seul pont jeté en E sur ce fossé donnait entrée dans le château et était composé de piles isolées, avec deux tabliers à bascule de bois, défendus par deux postes avancés E', E' ou châtelets, et deux corps de garde F, F' posés sur des piles, de manière à laisser libre le fond du fossé. La porte en G est munie de doubles herses et de vantaux. Cette porte s'ouvre sur un long passage voûté qu'il était facile de défendre, et qui devait être muni de mâchicoulis ouverts dans la voûte.

Des deux côtés du couloir sont disposées des salles de garde H voûtées et pouvant contenir des postes nombreux. Au-dessus s'élevait un logis à plusieurs étages, dominant la porte et se reliant à la courtine I. Du couloir d'entrée on débouchait dans la cour K du château, entourée de bâtiments appuyés sur les courtines. En L, se trouvaient des bâtiments de service voûtés à rez-de-chaussée et surmontés de deux étages ; en M, les appartements d'habitation à trois étages, du côté où le château est le moins accessible du dehors, et desservis par le grand escalier M' ; en N, de vastes magasins voûtés à rez-de-chaussée (celliers), avec caves au-dessous fermées en berceau ogival. Les magasins N portaient, au premier étage, la grand salle éclairée sur les dehors. En O, on voit les soubassements de la chapelle, qui, au premier étage, se trouvait de plain-pied avec la grand salle. Les cuisines étaient très probablement placées en P, avec escalier particulier P' communiquant aux caves ; elles possédaient une cour particulière en R, à laquelle on arrivait sous la chapelle, dont le soubassement, formant rez-de-chaussée, reste à jour. Les tours, C, D, S, T, possèdent deux étages de caves et trois étages de salles au-dessus du sol, sans compter l'étage des combles. Elles sont, comme on le remarquera, très-saillantes sur les courtines, de manière à les bien flanquer. Ces tours, qui n'ont pas moins de dix-huit mètres de diamètre hors d'?uvre, sur trente-cinq mètres environ de hauteur au-dessus du sol extérieur, ne sont rien auprès du donjon, qui porte trente et un mètres de diamètre hors d'?uvre sur soixante-trois mètres depuis le fond du fossé dallé jusqu'au couronnement. Outre son fossé, ce donjon possède une enceinte circulaire extérieure, ou chemise, qui le protège contre les dehors du côté de la baille. On montait du sol de la cour au chemin de ronde de la chemise par la rampe V, près de l'entrée du donjon. On communiquait des salles P (cuisines) avec les dehors au moyen d'un escalier descendant au fond du fossé de la chemise et par une poterne percée en X, munie de vantaux, de mâchicoulis et de herses correspondant à une seconde poterne Y avec pont-levis donnant sur l'escarpement et masquée par la tour C. Un chemin de ronde inférieur X', voûté en demi-berceau, percé au niveau du fond du fossé, suit la circonférence de la chemise ; et était évidemment destiné à arrêter les travaux des mineurs, comme nos galeries de contre-mine permanentes, ménagées sous les revêtements des courtines et bastions.

Dans ce souterrain, en X', se trouve une source excellente à fleur de terre, à l'usage de la cuisine. En W, sont des latrines, prises aux dépens de l'épaisseur du mur de la chemise, pour les gardes de cette enceinte et les gens de cuisine. En Z était une cage avec escalier de bois[4], pouvant être détruit facilement, qui mettait le souterrain inférieur en communication avec le chemin de ronde supérieur. Le petit escalier Q, donnant dans la salle P, desservait la herse et le mâchicoulis de la poterne X. Le souterrain inférieur X' se trouvait encore en communication avec l'escalier U, desservant les ouvrages supérieurs de la porte. Si l'assiégeant s'était emparé de la poterne X (ce qui était difficile, puisqu'il fallait franchir la première porte Y et son pont-levis, traverser le chemin YX sous les projectiles lancés de la partie supérieure de la chemise et du crénelage ouvert sur le mur J, forcer deux vantaux et affronter un mâchicoulis), il se trouvait en face de la herse donnant sur le fond du fossé de la chemise, ayant à sa gauche la porte ferrée qui fermait le bas de l'escalier de la cuisine, et arrêté dans la galerie inférieure X' par la source X', qui est un véritable puits dans un souterrain obscur. S'il forçait la herse, il pénétrait dans le fond du fossé intérieur V', lequel est dallé et sans communication avec le sol de la cour. Battu par les défenses supérieures du donjon, qui lui envoyaient des projectiles d'une hauteur de soixante mètres, et par le chemin de ronde de la courtine, il était perdu, d'autant que les hommes occupant ce chemin de ronde pouvaient descendre par l'escalier Z, passer dans la galerie de contre-mine X', traverser la source sur une planche, et lui couper la retraite en refermant la porte derrière lui. Si, du fond du fossé extérieur, il parvenait à miner le pied de la chemise, il trouvait le souterrain occupé. Ce travail de sape ne pouvait, en aucune façon, affaiblir les murs de la chemise, car on remarquera que ce souterrain est pris aux dépens d'un talus, d'un soubassement incliné, derrière lequel la maçonnerie de la chemise est intacte.

De toutes les défenses du château de Coucy, le donjon est de beaucoup la plus forte et la mieux traitée. Cette belle construction mérite une attention toute particulière. Elle se compose, à l'intérieur, de trois étages voûtés, et d'un large chemin de ronde supérieur, avec comble plat au centre, recouvert autrefois de plomb. Pour entrer dans la salle du rez-de-chaussée, il fallait franchir un pont à bascule (pont torneïs) qui, roulant sur un axe, fermait la porte en se relevant. Les traces de cette disposition primitive sont encore visibles. Le tablier du pont à bascule tombait sur une pile isolée, dont on retrouve les premières assises au milieu du fossé. Le pont abaissé au moyen d'un treuil placé dans un petit entresol au-dessus de la porte, on était arrêté par une herse glissant dans deux rainures, derrière les tableaux de la porte, et par un mâchicoulis. La herse et le mâchicoulis étaient servis de même par les gens postés dans la pièce de l'entresol. À la suite de la herse se trouvait une porte à un vantail, renforcée d'énormes barres rentrant dans l'épaisseur de la muraille. Pour pénétrer dans la salle ou dans l'escalier, il fallait encore forcer des portes munies de barres. Il existait même une grille à l'issue du couloir d'entrée sur la salle, afin de permettre aux gens du dedans de couvrir de projectiles ceux qui se seraient aventurés sous ce passage. La salle du rez-de-chaussée est magnifique ; elle se compose de douze côtés, formant chacun une large niche voûtée en berceau tiers-point.

On observera que ces niches sont doubles en hauteur, formant ainsi deux rangs de vastes armoires l'un au-dessus de l'autre, très-propres à conserver et ranger avec ordre les projectiles et armes dont on avait besoin en temps de siège.

Un de ces renfoncements contient un puits très profond et large ; un autre sert de cheminée. À gauche du couloir d'entrée sont des latrines ; à droite, l'escalier qui monte jusqu'au faîte du donjon. Cette salle était voûtée au moyen de douze demi-arcs en quart de cercle, aboutissant à une clef énorme percée d'un 'il[5], afin de permettre aux hommes postés dans l'étage supérieur de donner ou de recevoir des ordres. Ces arcs sont portés sur des chapiteaux en culs-de-lampe sculptés, avec figures. Deux fenêtres percées à une grande hauteur éclairaient ce rez-de-chaussée, et quoique la salle dût être assez sombre, elle était intérieurement décorée de peintures.

Le premier étage présentait la même disposition en plan, et était voûté de la même manière. La salle contenait, outre la cheminée, un four à cuire le pain ; elle était éclairée par trois fenêtres, et était mise en communication avec la chemise au moyen d'une petite porte et d'un pont volant de bois, dont on voit encore les scellements. À l'époque des reconstructions partielles du château, c'est-à-dire au commencement du XVe siècle, on pratiqua un petit réduit sous une des fenêtres, ayant une entrée détournée dans la salle, et une ouverture au dehors. Des latrines sont disposées à cet étage au-dessus de celles du rez-de-chaussée.

Le second étage, couvert en partie par des voûtes en berceau, en partie par une voûte en arcs ogives à douze pans, présente une disposition fort belle et bien conçue : c'est une grande salle entourée d'un portique, dont le sol est élevé de 3 mètres au-dessus du pavé. Des balcons de bois, dont la trace est partout évidente, permettaient de s'avancer jusqu'à la circonférence intérieure formée par les têtes des piles. C'était là qu'on réunissait toute la garnison, lorsqu'il fallait donner des ordres généraux. Douze ou quinze cents hommes armés pouvaient facilement, grâce à ce portique et à ces balcons, se tenir dans cette immense rotonde et entendre ce qui se disait au centre. Il n'est guère de monuments, soit de l'époque romaine, soit modernes, qui présentent un aspect à la fois plus grandiose et plus puissant.

Nous essayons d'en donner une faible idée dans la figure 2. Qu'on se représente par la pensée un millier d'hommes d'armes réunis dans cette rotonde et son portique disposé comme les loges d'une salle de spectacle ; des jours rares éclairant cette foule ; au centre, le châtelain donnant ses ordres, pendant qu'on s'empresse de monter, au moyen d'un treuil, des armes et des projectiles à travers les 'ils des voûtes. Ou encore, la nuit, quelques lampes accrochées aux parois du portique, la garnison sommeillant ou causant dans ce vaste réservoir d'hommes ; qu'on écoute les bruits du dehors qui arrivent par l''il central de la voûte, l'appel aux armes, les pas précipités des défenseurs sur les hourds de bois, certes on se peindra une scène d'une singulière grandeur. Si loin que puisse aller l'imagination des romanciers ou des historiens chercheurs de la couleur locale, elle leur représentera difficilement ce que la vue de ces monuments si grands et si simples dans leurs dispositions rend intelligible au premier coup d''il. Aussi conseillons-nous à tous ceux qui aiment à vivre quelquefois dans le passé d'aller voir le donjon de Coucy ; car rien ne peint mieux la féodalité dans sa puissance, ses m'urs, sa vie toute guerrière, que cet admirable débris du château d'Enguerrand.

En montant toujours par l'escalier à vis, on arrive au dernier étage, qui est crénelé. Une couverture de plomb protégeait les voûtes et formait une plate-forme en pavillon ; à l'entour, un large chemin de ronde permet de circuler librement et d'arriver aux créneaux. Les écoulements d'eau, bien ménagés dans les reins de chacune des voûtes du portique, ne peuvent laisser douter que cet étage n'ait toujours été laissé à ciel ouvert, ainsi que l'indique la gravure de du Cerceau ; cependant, en temps de guerre, de grands hourds à double étage étaient posés sur les corbeaux de pierre qui existent en contre-bas du crénelage. La figure 4 présente une portion de ces hourds posés. On voit apparaître au sommet du donjon de Coucy la transition des hourds de bois aux mâchicoulis de pierre. En effet, pour un ouvrage aussi puissamment conçu et exécuté, les hourds portés sur des solives en bascule ne devaient pas paraître une défense assez durable. Ce système de hourds portés sur des consoles de pierre est appliqué non-seulement au donjon de Coucy, mais aussi aux tours du château[6]. Les dispositions défensives de Coucy n'attirent pas seules l'attention de l'archéologue ; le donjon présente des fragments de sculptures d'une grande beauté.

Voici par quel procédé le donjon de Coucy dut être élevé. La construction fut conduite en spirale, de la base au sommet, au moyen d'un échafaudage dressé en même temps que les maçonneries s'élevaient ; cet échafaud formait ainsi en dehors du parement extérieur un chemin incliné qui permettait de rouler sans difficulté les plus grosses pierres jusqu'au faîte. Les trous carrés des boulins de ces échafauds et des liens qui empêchaient leur bascule son visibles et régulièrement disposés au pourtour de l'énorme cylindre. Il est impossible d'employer un procédé à la fois plus simple et plus ingénieux pour bâtir rapidement, et sans frais inutiles, une aussi grosse tour. Aujourd'hui les voûtes des trois étages sont crevées, et le glacis supérieur ainsi que les quatre pinacles qui couronnaient la corniche n'existent plus. Ce couronnement nous est indiqué par du Cerceau, dans son livre : Les plus excellents bâtiments de France. On a trouvé quelques morceaux de ce glacis et des pinacles dans le fond du fossé. Toute la maçonnerie était chaînée au moyen de longrines de bois de 0m,20 à 0m,30 d'équarrissage, noyées dans l'épaisseur des murs, suivant la méthode encore en usage au XIIe siècle. Au-dessus des voûtes du premier et du second étage, ce chaînage se reliait à des enrayures également de bois.

Vers 1400, la grand salle et les bâtiments d'habitation M (voyez la figure 1) furent reconstruits, ainsi que les étages supérieurs de la porte, par Louis d'Orléans, qui avait acquis ce domaine de la dernière descendante des Coucy[7] ; des jours plus larges furent percés à l'extérieur, et les courtines reçurent des mâchicoulis avec parapets de pierre, suivant la méthode du temps, au lieu de consoles avec hourds de bois. Les autres parties du château restèrent telles qu'Enguerrand III les avait laissées.

Ce ne fut que pendant les troubles de la Fronde que cette magnifique résidence seigneuriale fut entièrement ravagée. Son gouverneur, nommé Hébert, fut sommé par le cardinal Mazarin de rendre la place entre les mains du maréchal d'Estrées, gouverneur de Laon.

Hébert ayant résisté à cette sommation en prétextant d'ordres contraires laissés par le roi Louis XIII, le siège fut mis, le 10 mai 1652, devant la ville, qui fut bientôt prise ; puis, quelque temps après, la garnison du château capitula.

Le cardinal Mazarin fit immédiatement démanteler la place. Le sieur Metezeau, fils de l'ingénieur qui construisit la digue de la Rochelle, fut celui que le cardinal envoya à Coucy pour consommer cette ?uvre de destruction.

Au moyen de la mine, il fit sauter la partie antérieure de la chemise, ainsi que les voûtes du donjon et la plupart de celles des autres tours, il incendia les bâtiments du château et le rendit inhabitable.

Depuis lors les gens de Coucy, jusqu'à ces derniers temps, ne cessèrent de prendre dans l'enceinte du château les pierres dont ils avaient besoin pour la construction de leurs maisons, et cette destruction prolongée compléta l??uvre de Mazarin.

Cependant, malgré ces causes de ruine, la masse du château de Coucy est encore debout et est restée une des plus imposantes merveilles de l'époque féodale. Si l'on eût laissé au temps seul la tâche de dégrader la résidence seigneuriale des sires de Coucy, nous verrions encore aujourd'hui ces énormes constructions dans toute leur splendeur primitive, car les matériaux, d'une excellente qualité, n'ont subi aucune altération ; les bâtisses étaient conçues de manière à durer éternellement, et les peintures intérieures, dans les endroits abrités, sont aussi fraîches que si elles venaient d'être faites.

Autant qu'on peut le reconnaître en examinant les substructions, le château de Coucy est traversé dans ses fondations par de nombreux et vastes souterrains, qui semblent avoir été systématiquement disposés pour établir des communications cachées entre tous les points de la défense intérieure et les dehors.

La tradition va même jusqu'à prétendre qu'un de ces souterrains, dont l'entrée se voit dans les grandes caves, sous les bâtiments d'habitation M, se dirigeait, à travers les coteaux et les vallées, jusqu'à l'abbaye de Prémontré. Nous sommes loin de garantir le fait, d'autant plus que des légendes semblables s'attachent aux ruines de tous les châteaux du moyen âge en France ; mais il est certain que, de tous côtés, dans les caves, on aperçoit des bouches de galeries voûtées qui sont aujourd'hui remplies de décombres. Nous donnons (fig. 3) le plan du premier étage du château de Coucy. On voit : en A, les logis placés au-dessus de la porte d'entrée ; en B, le donjon avec sa chemise ; en R, la chapelle orientée, conçue et exécutée avec une grandeur sans pareille, si l'on en juge par les fragments des meneaux des fenêtres qui jonchent le sol ; en D, la grand salle du tribunal, dite des Preux, parce qu'on voyait dans des niches les statues des neuf preux. Deux cheminées chauffaient cette salle, largement éclairée à son extrémité méridionale par une grande verrière ouverte dans le pignon.

Une charpente de bois avec berceau ogival lambrissé couvrait cette salle. En E, la salle des neuf Preuses, dont les figures étaient sculptées en ronde bosse sur le manteau de la cheminée. Du Cerceau nous a conservé une gravure de cette cheminée, qui se divisait en deux âtres séparés par un pilier, ainsi que l'indique le plan. Un boudoir F, pris aux dépens de l'épaisseur de la courtine, accompagnait la salle des Preuses. Cette pièce, éclairée par une grande et large fenêtre donnant sur la campagne du côté de Noyon, était certainement le lieu le plus agréable du château ; une petite cheminée la chauffait, et elle était voûtée avec élégance par des voûtes d'arête.

Ces dernières bâtisses datent de la fin du XVIe siècle ou du commencement du XVe. On voit parfaitement comment elles furent incrustées dans les anciennes constructions ; comment, pour les rendre plus habitables, on suréleva les courtines d'un étage : car, dans la construction primitive, ces courtines n'atteignaient certainement pas un niveau aussi élevé, laissaient aux cinq tours un commandement plus considérable, et les bâtiments d'habitation avaient une beaucoup moins grande importance. Du temps d'Enguerrand III, la véritable habitation du seigneur était le donjon ; mais quand les m?urs féodales, de rudes qu'elles étaient, devinrent au contraire, vers la fin du XVIe siècle, élégantes et raffinées, ce donjon dut paraître fort triste, sombre et incommode : le duc d'Orléans, devenu seigneur de Coucy, bâtit alors ces élégantes constructions ouvertes sur la campagne, et les fortifia suivant la méthode adoptée à cette époque.

Le donjon et sa chemise, les quatre tours d'angle, la partie inférieure des courtines, le rez-de-chaussée de la porte d'entrée et la chapelle ainsi que toute l'enceinte de la baille, appartiennent à la construction primitive du château de Coucy sous Enguerrand III. Ces quatre tours méritent que nous en disions quelques mots. Chaque chambre, à partir du rez-de-chaussée, se compose à l'intérieur de six pans avec niches, dont quelques-unes sont percées de meurtrières. Ces pièces sont voûtées, et les niches se chevauchent à chaque étage, les pleins étant au-dessus des vides, et vice versa ; ce qui était fait pour voir tous les points du dehors, et surtout pour éviter les lézardes verticales qui se produisent dans ces sortes de constructions, lorsque les vides sont tous au-dessus les uns des autres. Des cheminées sont pratiquées dans les salles, qui sont en outre accompagnées de latrines. On remarquera que les escaliers à vis ne montent pas de fond, mais s'interrompent à partir du premier étage pour reprendre de l'autre côté de l'entrée de la tour.

C'est là une disposition souvent adoptée dans les tours de cette époque, afin d'éviter les trahisons, et de forcer les personnes qui veulent monter sur les parapets de passer par l'une des salles. C'était un moyen de rendre la surveillance facile, et de reconnaître les gens de la garnison qui montaient aux chemins de ronde pour le service ; car les parapets des courtines n'étaient accessibles que par les tours, et les escaliers des tours desservaient par conséquent toutes les défenses supérieures. Nous avons figuré en G (fig. 3) le pont volant mettant en communication la grand salle D avec le chemin de ronde de la basse-cour du côté du sud. Si, par escalade, l'ennemi s'était emparé du chemin de ronde H de la chemise, il lui fallait forcer, soit la porte I, soit la porte K, pour pénétrer dans le château. Les postes établis en A ou en L le jetaient par-dessus les parapets dans le fossé de la chemise. Le poste A servait la terrasse crénelée M au-dessus de la porte, de même que le poste L servait le chemin de ronde N commandant le pont volant G. Quant à la garnison du donjon, du premier étage elle pénétrait sur le chemin de ronde de la courtine par un pont volant O, mais en passant par le corps de garde L. Avec des défenses aussi bien entendues, il n'y avait pas de surprises à craindre, pour peu que la garnison du château connût parfaitement ses nombreux détours, les ressources qu'ils présentaient, et qu'elle prit quelque soin de se garder.

Une vue cavalière restaurée, tracée du côté de la basse-cour (fig. 4), fera comprendre les dispositions intérieures et extérieures du château de Coucy.

Il faut reconnaître qu'un long séjour dans un château de cette importance devait être assez triste, surtout avant les modifications apportées au XVe siècle, modifications faites évidemment avec l'intention de rendre l'habitation de cette résidence moins fermée et plus commode. La cour, ombragée par cet énorme donjon, entourée de bâtiments élevés et d'un aspect sévère, devait paraître étroite et sombre, ainsi qu'on peut en juger par la vue présentée (fig. 5) Tout est colossal dans cette forteresse ; quoique exécutée avec grand soin, la construction a quelque chose de rude et de sauvage qui rapetisse l'homme de notre temps. Il semble que les habitants de cette demeure féodale devaient appartenir à une race de géants, car tout ce qui tient à l'usage habituel est à une échelle supérieure à celle admise aujourd'hui : les marches des escaliers (nous parlons des constructions du XIIIe siècle), les allèges des créneaux, les bancs, sont faits pour des hommes d'une taille au-dessus de l'ordinaire. Enguerrand III, seigneur puissant, de m'urs farouches, guerrier intrépide, avait-il voulu en imposer par cette apparence de force extra-humaine, ou avait-il composé sa garnison d'hommes d'élite ' C'est ce que nous ne saurions décider ; mais en construisant son château, il pensait certainement à le peupler de géants. Ce seigneur avait toujours avec lui cinquante chevaliers, ce qui donnait un chiffre de cinq cents hommes de guerre environ en temps ordinaire. Il ne fallait rien moins qu'une garnison aussi nombreuse pour garder le château et la basse-cour. Les caves et magasins immenses qui existent encore sous le rez-de-chaussée des bâtiments du château permettaient d'entasser des vivres pour plus d'une année, en supposant une garnison de mille hommes. Au XIIIe siècle, un seigneur féodal, possesseur d'une semblable forteresse et de richesses assez considérables pour s'entourer d'un pareil nombre de gens d'armes, et pour leur fournir des munitions et des vivres pendant un siège d'un an, pouvait défier toutes les armées de son siècle : or le sire de Coucy n'était pas le seul vassal du roi de France dont la puissance fût à redouter.

Les successeurs du redoutable Enguerrand III, véritable type du seigneur féodal, virent l'énorme puissance de leur aïeul décliner entre leurs mains. Son fils Raoul II périt en Égypte, à la bataille de Mansourah. Enguerrand VII, qui devint seigneur de Coucy en 1344, fut envoyé en Angleterre comme otage de la rançon du roi Jean, et à son retour se vit contraint d'accorder à vingt-deux des bourgs et villages qui relevaient de son château une charte collective d'affranchissement. Il mourut en 1396, en Bithynie. Ce fut le dernier seigneur de la famille de Coucy. En 1400, Louis d'Orléans acquit ce beau domaine moyennant quatre cent mille livres tournois. La terre fut érigée en pairie pour lui, par le roi Charles VI, en 1404. Louis d'Orléans, qui fit bâtir le château de Pierrefonds, possédait ainsi entre Paris et la Flandre deux places d'une grande importance. Ce fut lui qui, en l'espace de deux ou trois ans, fit reconstruire en grande partie les bâtiments d'habitation du château de Coucy, les grandes salles des Preux et des Preuses, et qui fit surélever les anciennes courtines du temps d'Enguerrand III. D'après leur caractère archéologique, ces constructions doivent appartenir à l'époque de l'acquisition du domaine de Coucy par ce prince, c'est-à-dire aux premières années du XVe siècle. Il ne paraît guère probable qu'Enguerrand VII, trouvant son domaine dévasté et ses revenus considérablement diminués à son retour d'Angleterre, ait pu entreprendre des travaux aussi importants et aussi dispendieux ; tandis qu'au contraire Louis d'Orléans, prince fort riche et grand amateur des belles résidences, devait naturellement, en faisant l'acquisition du château de Coucy, vouloir donner à ce domaine une nouvelle splendeur.

Louis II, duc d'Orléans, en montant sur le trône en 1498 sous le nom de Louis XII, réunit la terre de Coucy au domaine royal ; elle devint l'apanage de sa fille Claude de France, qui épousa François, duc d'Angoulême, lequel à son tour devint roi de France sous le nom de François 1er. Coucy rentra une seconde fois ainsi dans le domaine royal. François 1er fit faire quelques travaux dans les bâtiments qui surmontaient la porte d'entrée du château ; il n'en reste aucune trace. Depuis, Coucy devint l'apanage des ducs d'Orléans : le frère de Louis XIV était sire de Coucy, et son dernier seigneur fut Louis-Philippe d'Orléans, dit Égalité.

Aujourd'hui le château de Coucy, avec le petit bois qui l'entoure, fait partie du domaine de l'État. Depuis 1856, des travaux de consolidation et de déblaiement y ont été entrepris sous la direction de la Commission des monuments historiques. Ces travaux devenaient urgents ; car le grand donjon, lézardé par les explosions des mines de Metezeau, abandonné depuis lors à toutes les intempéries, menaçait de s'écrouler en grande partie. Le gouvernement n'a pas voulu qu'une aussi belle ruine, qui rappelle de si grands souvenirs et dont l'aspect est encore si imposant, ne fût pas conservée. Des crédits assez importants ont été accordés pour reprendre les lézardes principales du donjon, pour le chaîner provisoirement au moyen de deux cercles de fer et pour le couvrir. Les fouilles entreprises ont déjà fait retrouver des débris intéressants : le fond dallé du fossé du donjon, la petite poterne inférieure et les soubassements intérieurs des grandes salles des Preux et des Preuses. Les habitants de Coucy ne peuvent plus venir arracher les pierres du château, dont les ruines sont surveillées par un gardien demeurant dans son enceinte.

La vue dont on jouit au sommet du donjon est des plus magnifiques : on découvre la campagne depuis les plateaux boisés qui dominent la ville de Laon jusqu'à la forêt de l'Aigue, jusqu'à Noyon et Chauny.

Source : Eugène Viollet-le-Duc Description du château de Coucy.

Ruines du château de Coucy à Coucy le chateau auffriqu
(Ruines du château de Coucy, coucy le chateau auffrique)

 

Ruines du château de Coucy, Dès le commencement du Xe siècle, il existait déjà sur l'emplacement actuel du château de Coucy une forteresse bâtie par un archevêque de Reims. Ce territoire appartenait au siége de Reims depuis saint Rémi, à qui il aurait été donné par Clovis. coucy le chateau auffrique, aisne

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