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Le blog de Verneuil sous coucy par kate nana

Bienvenue sur ce blog ! Merci pour vos passage et bonne lecture !!

Articles avec #histoire catégorie

Publié le 25 Février 2017 par kate nana dans PICARDIE, valeurs, HISTOIRE

Notre itinéraire débute au coeur du vieux Compiègne devant l’Hôtel de Ville. L’architecture de ce bel édifice construit à la fin du XVe siècle sous Louis XII, marque une transition entre le gothique finissant et la première Renaissance. Viollet-le-Duc, qui le restaura au XIXe siècle, le définissait comme « le meilleur exemple d’architecture civile du nord de la France ». Son beffroi renferme la « Bancloque », une des plus anciennes cloches connues, datant de 1303. A son sommet, les trois Picantins – un Allemand, un Anglais et un Bourguignon en costume du XVIe siècle, rythment la vie de la cité en « piquant le temps », c’est à dire en frappant de leur maillet pour faire sonner les heures.

Durant la Révolution, toutes les statues de la façade furent détruites et, en 1869, une statue équestre de Louis XII en bronze fut réinstallée dans la niche centrale. Elle est flanquée des effigies de Charles VII et de Jeanne d’Arc, de Saint-Denis et de Saint-Louis, du cardinal Pierre d’Ailly et de Charlemagne. Les deux pavillons adjacents furent respectivement construits en 1660 et 1867. A l’intérieur, la salle du Conseil municipal est ornée de neuf peintures de Fournier-Salovèze retraçant les grands événements historiques de la ville parmi lesquels la réception de Napoléon et de Marie-Louise au palais de Compiègne le 27 mars 1810 ou la défense de la ville par le major Othenin le 1er avril 1814. Un autre de ces épisodes est évoqué sur la place de l’Hôtel de Ville par la statue de Jeanne d’Arc. C’est en effet à Compiègne, en 1430, que la Pucelle d’Orléans fut capturée et livrée aux Anglais.Première étape de cet itinéraire, Le musée de la Figurine historique est installé dans une annexe à droite de l’Hôtel de Ville, dans l’ancien hôtel de la Cloche et de la Bouteille où fit halte Alexandre Dumas en 1836. Il y situa d’ailleurs une scène du Comte de Monte-Cristo. Né en 1927 du legs de la collection d’Alfred Ternisien, ce musée dresse un panorama de l’histoire militaire de la France, de l’Antiquité à la seconde Guerre Mondiale. 100 000 figurines civiles et militaires des XVIIIe, XIXe et XXe siècles sont réunies sous forme de dioramas. L’épopée napoléonienne tient une place particulière dans cette évocation avec comme point d’orgue la reconstitution impressionnante de la bataille de Waterloo. Cet étonnant musée constitue une introduction parfaite à la découverte de Compiègne et de son histoire.En quittant la place de l’Hôtel de Ville, tournez à droite dans la rue des Patissiers puis empruntez la rue des Minimes jusqu’à la place du général de Gaulle, anciennement place d’Armes, où se dresse la sobre façade classique du château de Compiègne. L’édifice, tel qu’il se présente aujourd’hui, est le dernier état d’une suite de demeures royales dont les origines remontent à Clovis. La simple villa mérovingienne en bois, idéale pour la chasse, acquit dès les Ve et VIe siècles un caractère palatial attesté par plusieurs chartes qui parlent d’un « Compendium palatium ». Le palais royal de Compiègne prit de l’importance sous les Carolingiens tandis que la ville alentour commençait à se développer. Charles le Chauve en fit au milieu du IXe siècle le siège officiel de l’autorité royale puis impériale. Au XIVe siècle, Charles V fit construire un nouveau bâtiment, simple corps de logis sis à l’emplacement actuel du château. Cet ensemble, agrandi, modifié, transformé, servira de résidence aux rois de France jusqu’au milieu du XVIIIe siècle.Château de Compiègne - La cour d'honneur © Fondation Napoléon

Pendant la Révolution française, le palais royal de Compiègne passa sous la direction du ministère de l’Intérieur chargé d’en liquider les biens. Durant l’année 1795, les ensembles mobiliers du château furent vendus et les oeuvres d’art versées au Muséum central. 1799 et 1800 virent l’installation du Prytanée militaire et la première visite de Bonaparte. En 1803, nouvelle visite du Premier Consul qui constata par lui-même les dégâts engendrés par l’établissement de l’Ecole des Arts et Métiers. Passé dans le domaine impérial en 1804, Compiègne fut remis en état d’être habité à partir de 1807 suite à un ordre de Napoléon donné depuis Finkenstein. Les architectes Berthault, Percier et Fontaine, les décorateurs Dubois et Redouté, les ébénistes Jacob-Desmalter et Marcion, constituèrent l’équipe chargée de rendre son faste au palais. La distribution des pièces fut remaniée, la galerie de bal réalisée, le jardin replanté et relié directement à la forêt. Renouant avec le cérémonial d’Ancien Régime, c’est à Compiègne que Napoléon reçut sa nouvelle épouse Marie-Louise en 1810, tout comme Marie-Antoinette y avait été accueillie quarante ans plus tôt. En 1814, de retour d’exil, c’est également à Compiègne que Louis XVIII fut reçut par les maréchaux de Napoléon.

Château de Compiègne - La chambre de Napoléon Ier © RMN

Le Premier Empire a fortement marqué la décoration du château. »Compiègne rappelle Napoléon comme Versailles Louis XIV » disait Auguste Luchet, gouverneur provisoire du palais en 1848 qui proposa d’en faire un musée impérial. Une partie des décors témoigne encore des aménagements réalisés pour Louis XVI et Marie-Antoinette mais le style Empire domine. Compiègne s’affirme ainsi comme la seule des résidences impériales à présenter aujourd’hui un ensemble original de décors et de mobilier des années 1808-1810. D’une façon générale, la Restauration et la Monarchie de Juillet ne modifièrent pas sensiblement le palais. La distribution des pièces et l’ameublement restèrent ceux de la fin de l’Empire. Seules des emblèmes napoléoniens furent effacés. En revanche, le mobilier fut en partie changé sous le Second Empire de même que le décor de quelques pièces. Les appartements historiques proposent plusieurs parcours de visite : l’appartement du Roi puis de l’Empereur, l’appartement de l’Impératrice, l’appartement de la Reine puis du Roi de Rome et l’appartement du Dauphin et de Madame Royale puis appartement double de Prince. Dans chaque appartement, l’état restitué des différentes pièces répond à un rigoureux soucis de vérité historique.

Sous le Second Empire, Compiègne renoua avec les fastes du passé. A partir de 1856, Napoléon III et Eugénie en firent leur résidence d’automne et instituèrent les « Séries ». Pendant un mois et demi (en général de fin octobre à début décembre), les souverains conviaient chaque semaine une centaine d’invités acheminés par trains spéciaux depuis la gare du Nord. L’élite du monde politique, artistique ou scientifique du Second Empire défila ainsi à Compiègne lors de séjours où se succédaient les divertissements les plus variés. Le musée du Second Empire conserve le souvenir de cette époque brillante. Installé dans les anciens appartements des Maréchaux, il fut créé en 1953 et rassemble des collections de peintures, sculptures, mobilier et objets d’art. Sans être un panorama artistique de la période, il fait une place de choix à des artistes majeurs comme Carpeaux, Couture, Meissonier, Winterhalter, Boudin ou Daumier. Portraits officiels, sujets historiques ou scènes militaires, représentations de la vénerie impériale, cadeaux offerts aux souverains, créations des manufactures et objets présentés aux expositions universelles, restituent l’atmosphère du règne.

Musée du Second Empire Napoléon III par Carpeaux © Fondation Napoléon

 

Le musée de l’Impératrice constitue un complément indispensable à la visite du musée du Second Empire.Rassemblant des souvenirs personnels de la famille impériale, il présente les aspects plus intimes de leur vie depuis le mariage de Napoléon III et d’Eugénie jusqu’à la mort tragique du prince impérial en 1879. L’éducation de l’héritier du trône, les oeuvres charitables des souverains, leurs séjours en province ou à l’étranger, leur vie en exil et le voyage fatal du Prince impérial en Afrique du Sud sont les principales évocations de ce musée très émouvant.

Dernier musée abrité par le château de Compiègne, Le musée de la Voiture et du Tourisme, créé en 1927

Prolongement direct du parc du château, la Forêt domaniale de Compiègne a toujours bénéficié d’une excellente gestion en raison de l’attrait qu’elle exerça sur les souverains français férus de chasse. Jouxtant les forêts de Laigue et d’Ourscamps, elle faisait partie de l’ancienne forêt de Cuise, propriété des rois francs. Percée d’allées magnifiques et donc idéale pour le cheval, riche en gros gibier, elle fut un lieu de prédilection pour les chasses à courre. Les essences principales sont le chêne, le hêtre et le charme. Elle s’étend sur près de 15 000 hectares et est sillonnée par 35 km de voies cyclables, 1000 km de chemins et de routes ponctuées de quelques 273 carrefours aux noms évocateurs balisés d’élégants poteaux sur lesquels une marque rouge rappelle au promeneur la direction de Compiègne. Les chemins tracés pour les besoins de la chasse à courre font désormais le bonheur des randonneurs.

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PHOTOS COUCY LE CHATEAU ET ALENTOURS

Publié le 21 Février 2017 par kate nana dans PICARDIE, tourisme dans l aisne, COUCY, HISTOIRE

 

 

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VERNEUIL suite HISTOIRE

Publié le 21 Février 2017 par kate nana dans PICARDIE, HISTOIRE, verneuil

 

 

 

 

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Thiérache axonaise

Publié le 20 Février 2017 par kate nana dans PICARDIE, tourisme dans l aisne, HISTOIRE, LA SOCIETE, st gobain

Thiérache axonaise

 

Thiérache axonaise

 

 en bordure d'une haie d'aubépines. Le soleil se lève dans les graminées.

La pâture est très humide et heureusement, les vaches broutent dans la pâture ! 

, c'est l'émeute ! Les bovins, très curieux de nature, viennent me voir

et s'agglutinent derrière les barbelés pendant de longues minutes et me hument.

 

 

Thiérache axonaise
Thiérache axonaise

Brocard.

Thiérache axonaise
Thiérache axonaisePommier en fleurs.
Thiérache axonaise

Les oiseaux n'ont que l'embarras du choix pour les perchoirs. Malheureusement, ce ne sont

pas toujours des esthètes ! Ils vont au plus efficace, j'ai nommé les nombreux poteaux et fils

de fers barbelés qui bordent les prés et offrent une vue impressionante.

 un mâle de linotte mélodieuse.

Thiérache axonaise

Femelle de tarier pâtre.

Thiérache axonaise

Monsieur tarier pâtre.

Thiérache axonaise

Femelle de linotte.

Thiérache axonaise

Mâle de pie-grièche écorcheur

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à Coucy-le-Château. Les Seigneuriales

Publié le 17 Février 2017 par kate nana dans PICARDIE, tourisme dans l aisne, valeurs, autres, HISTOIRE

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VERNEUIL SOUS COUCY

Publié le 17 Février 2017 par kate nana dans PICARDIE, tourisme dans l aisne, HISTOIRE, verneuil

VERNEUIL SOUS COUCY

Un tout petit village proche de COUCY le chateau

Mais chargé d histoire

Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge

Plaque monument aux morts

Verneuil-sous-Coucy (Aisne) mémorial mousquetaire de la Reine.JPG

Verneuil-sous-Coucy (Aisne) mémorial mousquetaire de la Reine

La mairie.

Verneuil-sous-Coucy (Aisne) mairie

Entrée de Verneuil-sous-Coucy

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Musée situé dans l'ancienne Abbaye Saint-Léger. les salles d'archéologie, d'histoire locale

Publié le 17 Février 2017 par kate nana dans PICARDIE, tourisme dans l aisne, HISTOIRE, valeurs

 Musée Saint-Léger de Soissons

2 rue de la Congrégation
02200, SOISSONS,
Aisne, Picardie

Musée situé dans l'ancienne Abbaye Saint-Léger. les salles d'archéologie, d'histoire locale et de peintures. Son Histoire : En 1847, la Société Historique de Soissons se donne pour mission la création d'un musée. Initialement installées à la mairie en 1857, les collections souffrirent de la guerre 1914-1918. En 1933, un nouveau musée est inauguré dans l'ancienne Abbaye Saint-Léger où il se trouve toujours. Il continue à s'enrichir des découvertes des fouilles archéologiques de la vallée de l'Aisne et de documents d'histoire locale. Les collections de peintures sont renforcées avec l'aide du F.R.A.M.Musée Saint-Léger de SoissonsMusée Saint-Léger de Soissons

Musée Saint-Léger de SoissonsMusée Saint-Léger de Soissons

 

Fax : 03 23 93 30 51
Email : musee@ville-soissons.fr

Dates d'ouverture

Toute l'année.

Horaires d'ouverture

Du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 18h. Le week-end et les jours fériés de 9h à 12h et de 14h à 19h.

Tarifs

Entrée gratuite.

Bon à savoir

Adresse postale du musée : Conservation du Musée - Abbaye Saint-Jean des Vignes - 02200 Soissons

 

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Dans le cadre du centenaire de la bataille du Chemin des Dames, des collégiens de Château-Thierry

Publié le 15 Février 2017 par kate nana dans PICARDIE, tourisme dans l aisne, HISTOIRE, valeurs

Dans le cadre du centenaire de la bataille du Chemin des Dames, des collégiens de Château-Thierry ont une manière bien particulière de commémorer cet évènement historique : ils ont écrit un film et ils l'ont tourné

Nous sommes devant le monument aux morts de Craonnes.
Ce qui a tout d'une cérémonie officielle n'est en fait, qu'une des scènes du film des élèves de troisième, option cinéma, du collège Jean Rostand à Château Thierry.

"Adieu la vie" sera le titre de leur court-métrage

Leur volonté : montrer les conditions de vie des soldats lors de cette sanglante bataille.
Une création artistique pour commémorer, à leur façon, le centenaire de la bataille du Chemin des Dames.
Pour les besoins du film, l'association des portes drapeaux de château Thierry a supervisé bon nombre de scènes, avec souvent, une certaine émotion…  

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Personnalités locales de Pierrefonds

Publié le 13 Février 2017 par kate nana dans PICARDIE, autres, VIE QUOTIDIENNE, HISTOIRE, VIE POLITIQUE

L’Impératrice Eugénie (1826 – 1920)

S’il y a bien une personne qui permit d’offrir à Pierrefonds ses lettres de Noblesse, il ne peut s’agir que de l’Impératrice Eugénie. En effet, l’épouse de Napoléon III a su user de toute son influence auprès de son impérial mari afin que cette commune qui fut pour elle un véritable coup de cœur bénéficie des faveurs de l’Empereur. On retrouve son empreinte un petit peu partout dans le Compiégnois avec, entre autres, le Pavillon Eugénie ou encore la route Eugénie. Une autre illustration de cet attrait pour la cité est le nom qu’empruntait parfois l’impératrice, elle aimait en effet à se faire appeler Comtesse de Pierrefonds, et n’hésitait pas à signer ainsi certaines de ses missives.

Porthos du Vallon de Bracieux de Pierrefonds

Vous ne rêvez pas ! L’un des plus célèbres mousquetaires de l’Histoire de France vécut à Pierrefonds. Ou, plus exactement, le Porthos de fiction popularisé par l’auteur picard Alexandre Dumas. Il y mentionne au XIXème siècle dans son roman 20 ans après, au chapitre 12, la vision qu’a d’Artagnan de Pierrefonds en venant retrouver son ami : 
« une magnifique vallée […] un charmant petit lac […] un joli château ». Il parle ici du château de Jonval, celui de Louis d’Orléans étant encore à l’état de ruine lorsque le roman fut écrit.

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Marie-Madeleine de Dreux d’Aubray (1630 – 1676)

Première protagoniste de la célèbre affaire des Poisons, elle est l’épouse du marquis de Brinvilliers et l’amante de Jean-Baptiste Godin de Sainte-Croix, capitaine de cavalerie au sein du régiment de Tracy. Elle empoisonna notamment son père, propriétaire du château d’Offémont, ses deux frères et sa sœur. Après une fuite à l’étranger puis une rocambolesque traque, elle sera finalement capturée, puis jugée et exécutée le 17 juillet 1676. Les lettres de Madame de Sévigné donnent des éléments très précis sur ce jour et le comportement du peuple à son égard. 

Brinvilliers_avantsonexecution_CollectionBIUSanteMedecine_ParisDescartes

Louis Ier d’Orléans (1372 – 1407)

Second fils du roi de France Charles V, duc d’Orléans et de Valois, c’est principalement à lui qu’on doit l’édification du château de Pierrefonds, mais aussi l’embellissement du prieuré de Sainte-Croix. Il possédait une centaine de châteaux à travers le royaume, dont la majorité se situait dans les domaines du Valois et de Coucy. C’est également Louis d’Orléans qui dota le duché de Valois d’un grand nombre de forteresses afin de rivaliser avec les grands princes et afficher prestige et puissance militaire. Etroitement lié à son unique frère, le roi Charles VI « le Fol », Louis s’engagea dans une lutte politique contre son oncle, Philippe le Hardi duc de Bourgogne qui décèdera des suites de maladie. Ce combat se poursuivra avec le fils de Philippe et cousin de Louis : Jean sans Peur. Cette lutte s’achèvera par l’assassinat du duc de Valois rue Vieille-du-Temple à Paris par les Bourguignons en 1407. Ainsi commencera la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons qui continuera à déchirer le royaume en cette période déjà troublée de Guerre de Cent Ans.

LOrleans_Nathalie_Nicolle

Séverine (1855 – 1929)

Caroline Rémy, fille de petits bourgeois lorrains, n’était pas prédestinée à devenir une vedette en France. Premier mariage raté, occupations diverses : sa rencontre en 1881 avec Jules Vallès va cependant changer son destin. Elle l’oriente vers le journalisme et les grandes questions de misère et d’injustice sociale. Elle fonde avec lui Le Cri du Peuple, signant d’abord ses articles Séverin. Féministe avertie, elle publiera de nombreuses chroniques libertaires dans La Fronde, journal d’actualité et de défense de leurs droits, réalisé uniquement par des femmes. Suffragiste, enthousiasmée par la Révolution Russe, elle achète une auberge à Pierrefonds et vient s’y installer en 1921. Sa maison est toujours visible aujourd’hui. Décédée le 29 avril 1929, elle est inhumée dans le cimetière du village où elle repose toujours. Son leg se compose de plus de 6000 textes sur les luttes sociales et féministes.

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Adolphe Clément-Bayard (1855 – 1928)

Né Gustave Adolphe Clément à Pierrefonds, dont il fut le maire de 1914 à 1919 (il rajoutera le nom de Bayard à son patronyme par décision du Conseil d’Etat en 1912), cette figure emblématique locale fut l’un des grands noms de l’histoire industrielle française du début du XXème siècle. D’origine modeste mais travailleur et innovant, il profite de l’émergence de l’industrie du cycle pour s’imposer en 1890 comme le premier fabriquant de cycles français et représentant exclusif des pneus Dunlop dans notre pays. 
Pionnier dans le domaine mécanique, concepteur de véhicules et de motos (son modèle 250 cmgagnera deux fois le Bol d’Or) en association avec la marque Gladiator, il se lancera, après avoir fait fortune dans ce domaine, dans la construction de dirigeables jusqu’aux débuts de la Première Guerre mondiale. En 1914, trois des six dirigeables de l’armée française sont des Clément-Bayard. La plus grande usine de l’industriel à Levallois-Perret est vendue à Citroën en 1922, ce qui permettra à la marque de se développer pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui. Il repose dans un mausolée dans son ancien domaine, à Pierrefonds.

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PAROLES DE PICARDS

Publié le 10 Février 2017 par kate nana dans PICARDIE, VIE QUOTIDIENNE, HISTOIRE

PAROLES DE PICARDS
PAROLES DE PICARDS
PAROLES DE PICARDS
PAROLES DE PICARDS
PAROLES DE PICARDS
PAROLES DE PICARDS
PAROLES DE PICARDS
PAROLES DE PICARDS

LA PICARDIE

On y parle, sauf dans sa partie sud, une langue régionale : le picard. Cette langue, que l'on différencia du « francien » que l'on sait maintenant être une exagération de linguiste d'Île-de-France, connaît son apogée au xiiie siècle : elle est parlée alors dans toute la Picardie actuelle (sauf dans les franges sud-est, le Valois, et Sud-Ouest de l'Oise, partie du Vexin, ainsi que le Sud de l'Aisne, Laonnois et Soissonnais hormis l'ancienne forêt de Cuise entre Soissons et l'Oise), dans les départements actuels du Pas-de-Calais, du Nord (sauf le Westhoek), une partie du Hainaut belge (région de Mouscron et de Tournai).

La langue picarde a été durant tout le bas Moyen Âge jusqu'à la Renaissance la langue officielle des municipalités et des offices notariés et ecclésiastiques du Nord de la France et des Pays-Bas (Belgique actuelle). C'était une langue écrite mais le développement de l'imprimerie, partant de la littérature, lui a été moins favorable qu'à la langue de la Cour. Elle constituait avec le français, l'anglais, l'allemand et le néerlandais une des langues vulgaires d'enseignement ou du moins d'explication de l'université de Paris en complément du latin, d'où son nom de collège des Quatre Nations (France, Normandie, Picardie incluant les étudiants des Pays-Bas et de Frise, Angleterre renommée Allemagne après la guerre de Cent Ans et regroupant tous les autres étudiants du nord de l'Europe), par opposition aux collèges royaux, comme celui de Robert de Sorbon, ou épiscopaux, par exemple le collège de Tréguier.

À partir du début du xixe siècle, le picard perd de sa vivacité au sud de BeauvaisNoyonVervins. Il demeure cependant encore très vivace jusque dans les années 1970-1980, même en ville. Aujourd'hui, dans l'usage et en pratique, tous connaissent au moins quelques mots ou expressions en picard, ce malgré :

  • la modernisation et la mécanisation (l'agriculture ayant besoin de moins de bras) ;
  • le développement des moyens de locomotion ;
  • la scolarité rendue obligatoire jusque 16 ans (avec cycle scolaire terminé ou suivi en collège au lieu d'être très majoritairement dispensé exclusivement localement, ce qui provoqua un brassage ou un nivellement linguistique) ;
  • l'élévation du niveau de vie, avec la facilité plus grande de partir en vacances ou en week-end ;
  • l'intrusion systématique de la télévision dans les foyers.

Malgré cela, la langue picarde est l'une des langues régionales de France la mieux maintenue avec 500 000 locuteurs actifs et un peu plus d'1 500 000 capables de comprendre un ou plusieurs mots de cette langue, telle que le rapporte la mission Cerquiglini en 1999.

Les sports issus du jeu de paume sont encore très présents sur les places de Picardie. On peut citer la balle à la main, le ballon au poing, la longue paume et la balle au tamis. Le grand rassemblement de ces sports picards a lieu depuis 200 ans à Amiens au parc de la Hotoie, tous les 15 août.

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