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Le blog de Verneuil sous coucy par kate nana

Bienvenue sur ce blog ! Merci pour vos passage et bonne lecture !!

Articles avec #politque actualite catégorie

Un « groupement d’employeurs » pour les nouveaux embauchés

Publié le 30 Mars 2017 par kate nana dans PICARDIE, VIE QUOTIDIENNE, politque actualité

Les nouveaux utilitaires de Peugeot et Citroën ont trouvé leur public. Le constructeur automobile PSA vient d’annoncer, ce jeudi, la prolongation pour un an de l’équipe de nuit mise en place dans l’usine d’Hordain.

>> A lire aussi : Une 3e équipe à l'usine Sevelnord pour fabriquer l'Expert et le Jumpy

Pour accompagner le lancement commercial des Peugeot Traveller et Expert, et Citroën Spacetourer et Jumpy, PSA avait institué une équipe de nuit pour six mois, en septembre 2016. La prolongation du dispositif, prévu « au moins » jusqu’en mars 2018, s’accompagne de l’annonce de 70 recrutements en CDI et CDI intérimaires.

Un « groupement d’employeurs » pour les nouveaux embauchés

Les 70 salariés seront recrutés par trois agences d’intérim (Adecco, Crit et Synergie) et un groupement d’employeurs (Alliance Emploi), et pourront donc être affectés sur d’autres sites industriels à l’issue de leur mission.

 

Dans un communiqué, PSA vante « l’employabilité forte et permanente » qui serait ainsi garantie aux salariés embauchés sur ce mode. Les ministères de l’Emploi et de l’Économie avaient d’ailleurs fortement appuyé le recours aux groupements d’employeurs en avril 2016, vantant à l’époque leur rôle « pour faciliter le “rebond” des entreprises fragilisées ».

Leader en Europe

Après une période d’inquiétude des salariés sur l’avenir du site nordiste, à la suite du désengagement de Fiat, la fabrication des nouveaux utilitaires a permis de sécuriser l’emploi à Hordain. L'usine, qui emploie environ 2.500 salariés, produit également les Toyota ProAce.

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Les Hauts-de-France, région la plus pauvre de France

Publié le 23 Mars 2017 par kate nana dans PICARDIE, VIE QUOTIDIENNE, politque actualité, LA SOCIETE

Une étude réalisée par l'Insee Hauts-de-France dévoile ce mercredi que la région figure parmi les plus pauvres de France, notamment pour les familles monoparentales et les jeunes. Elle démontre également que la crise a renforcé les inégalités territoriales, avec une fragilité sociale importante.

  bilan dressé ce mercredi dans une étude menée par l'Insee Hauts-de-France. A travers plusieurs indicateurs, l'Institut démontre que la région a le taux de pauvreté le plus important de France métropolitaine après la Corse. 18,1% des habitants des Hauts-de-France, soit un million de personnes, vivent ainsi sous le seuil de pauvreté (soit moins de 987 euros par mois en 2012). Le Nord de l'Aisnel'Avesnois et le bassin minier sont particulièrement touchés.

 

Inéglités territoriales

Tout le territoire des Hauts-de-France ne pâtit pas de la même manière de ce phénomène de pauvreté. Ce fléau se concentre en particulier sur les régions de Fourmies, Hirson, Maubeuge, Creil, Lens et Calais. Dans ces territoires, le taux de pauvreté est supérieur à 25%. De manière générale, les zones urbaines sont plus pauvres, à l'exception du Sud de l'Oise bénéficient de leur proximité avec Paris.

En cause : les profils les plus touchés par la pauvreté sont surreprésentés dans ces régions. Dans les villes sus-citées, "plus de 13% de la population vit dans un ménage monoparental" et "plus la part des familles monoparentales dans un territoire est élevé, plus la pauvreté de ces familles est élevée également". Concernant les ménages âgés (75 ans ou plus) c'est en revanche dans les territoires ruraux que la pauvreté est la plus importante. Les enquêteurs mettent en avant l'arrière-pays du Boulonnais, du Calaisis, de la Thiérarche et de l'Avesnois parmois les zones les plus fragiles. 

Un chômage élevé

L'étude s'intéresse également à la fragilité sociale au sens large, notamment à la place du chômage dans la région. "Les revenus perçus avant redistribution sont les plus faibles de France métropolitaine. La fragilité sociale s’est accentuée au cours des années 2000, en particulier dans la deuxième moitié de la décennie", indiquent les auteurs. La région est ainsi celle qui connaît le taux de chômage le plus élevé : 16,5% en 2013, contre 13,1% pour la France métropolitaine à la même période. 

La région étant très jeune et les jeunes étant davantage touchés par le chômage et une insertion dans le monde du travail difficile, la fragilité sociale est elle aussi plus élevée. 

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LA BROSSERIE DE MOUY : 100 ANS D’EXCELLENCE À LA FRANÇAISE OISE

Publié le 10 Février 2017 par kate nana dans PICARDIE, VIE QUOTIDIENNE, HISTOIRE, politque actualité

BROSSES - Toute cette semaine, TF1 vous propose de découvrir de vieux métiers de l'artisanat. Après la ferronnerie, la tapisserie ou la corseterie, place à la brosserie. L'une des dernières fabriques du monde se trouve à Mouy, en Picardie, dans un territoire considéré comme le berceau de la brosse. Une PME entretient depuis plus de 100 ans l'excellence à la française.

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la situation des jeunes sur le marché du travail s'est dégradée en France

Publié le 6 Février 2017 par kate nana dans PICARDIE, VIE QUOTIDIENNE, politque actualité

[RAPPORT] : la situation des jeunes sur le marché du travail s'est dégradée en France

Illustration : un jeune homme dans une agence Pôle emploi. / PHILIPPE HUGUEN / AFP
 un jeune homme dans une agence Pôle emploi. /

Un taux d'activité faible, un "sur-chômage" persistant, une proportion élevée de décrocheurs. La situation des jeunes sur le marché du travail s'est globalement dégradée et leur insertion professionnelle est plus compliquée en France qu'ailleurs en Europe, selon un rapport de France Stratégie.

 

Ce rapport de "diagnostic" a été élaboré par France Stratégie, organisme de réflexion rattaché à Matignon, et la Dares, le service des statistiques du ministère du Travail, en concertation avec les organisations syndicales et patronales ainsi que quatre organisations de jeunesse (Fage, JOC, MRJC et Unef), à l'issue d'une concertation sur l'insertion professionnelle des jeunes lancée par Myriam El Khomri en septembre 2016.

Comparé aux autres pays européens, le taux de chômage des jeunes français, qui a été multiplié par 3,5 en 40 ans, "se situe dans la moyenne haute": 24% en 2016 pour les moins de 25 ans, soit la 5e position sur 16 pays, après la Grèce, l'Espagne, l'Italie et le Portugal mais loin devant l'Allemagne, le Royaume-Uni ou les Pays-Bas, souligne le document. 
 

Le taux d'activité des 15-24 ans est également faible, de 4,5 points inférieur à la moyenne européenne en 2015, ce qui s'explique notamment par un faible cumul emploi-études. A 15%, il est en hausse, mais reste plus bas que dans d'autres pays européens, notamment l'Allemagne et les Pays-Bas, où davantage de jeunes sont en apprentissage.

Toutefois, ce cumul peut avoir un effet positif sur l'insertion tout en augmentant les risques d'échec universitaire, nuance le rapport. La proportion de "NEET", ces jeunes qui ne  sont ni en emploi, ni en études, ni en formation reste par ailleurs plus élevé (15%) en France que dans les pays nordiques et en Allemagne, et, contrairement à d'autres pays de l'Union européenne, il n'a pas reculé depuis 2013.

Les jeunes Français connaissent aussi un "sur-chômage" élevé au moment de leur entrée sur le marché du travail, qui persiste "plus d'une dizaine d'années après leur entrée sur le marché du travail". Et 35% sont en contrat temporaire. "Les difficultés d'insertion de jeunes dans l'emploi sont marquées dans tous les pays européens par un sur-chômage. Mais, outre le fait qu'en France la conjoncture du marché du travail est globalement dégradée, ce qui la rend plus difficile chez nous, c'est pour certains le cumul de difficultés qui constituent de véritables barrières à l'entrée (compétences de base, mobilité, santé, logement, maîtrise du numérique...)", explique à l'AFP Hélène Garner, directrice du département
travail à France Stratégie.

Parmi les dispositifs favorisant l'insertion, l'apprentissage permet une meilleure insertion dans l'emploi que la voie scolaire, notamment pour les moins diplômés, constate le rapport. Mais avec un bémol: un taux de rupture des contrats élevé, de l'ordre de 27%.
 

Les chiffres clés emploi et jeunes dans les Hauts-de-France

La région Hauts-de-France est la 1ère région la plus jeune de France : 33% de la population a moins de 25 ans - Contre 31% pour la moyenne nationale. Le chômage des jeunes dans les Hauts-de-France  a diminué de - 0,8% d'octobre à novembre 2016 pour les moins de 25 ans. Mais il augmente de +0,7% pour ceux âgés de de plus de 25 ans. 
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Précarité énergétique : des habitants de Beauvais tirent la sonnette d'alarme

Publié le 21 Janvier 2017 par kate nana dans PICARDIE, VIE QUOTIDIENNE, autres, valeurs, politque actualité

Précarité énergétique : des habitants de Beauvais tirent la sonnette d'alarme

Depuis 2 mois, une soixantaine de Beauvaisiens tentent de persuader leur bailleur d'effectuer des travaux d'isolation dans leur logement. Ils dénoncent une précarité énergétique, avec des traces d'humidité et de moisissures sur les murs. 

© France 3 Picardie
 
Depuis novembre, les riverains des rues Ronsard et Rabelais, dans le quartier Saint-Jean à Beauvais, se sont regroupés en Amicale des locataires pour peser davantage face à Picardie Habitat. Cet hiver, avec les températures très froides, la facture de ces habitants a en effet flambé. 

La soixantaine de locataires se plaint de la mauvaise isolation de leurs appartements, traces d'humidité et de moisissures à l'appui. Difficile de dépasser les 18°C dans certains logements...

L' association de défense des locataires exige donc des travaux d'isolation conséquents. Le bailleur Picardie habitat a reçu les plaignantes mais refuse de parler de précarité énergétique dans ces logements. Selon eux, la situation est loin d'être critique, avec une consommation de plus de 400 kilowatt.

Picardie habitat  s'engage néanmoins à effectuer des vérifications et des travaux au cas par cas dans les logements, pour permettre aux habitants à diminuer leur facture énergétique.
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Compiègne (60) : des manteaux - sacs de couchage distribués aux sans-abri

Publié le 18 Janvier 2017 par kate nana dans PICARDIE, autres, VIE QUOTIDIENNE, LA SOCIETE, politque actualité

Compiègne (60) : des manteaux - sacs de couchage distribués aux sans-abri

Une cagnotte a été lancée mi-décembre par Benjamin Belaidi pour investir dans des manteaux qui se transforment en sacs de couchage pour les sans-abri. Hier, 5 manteaux ont été distribués lors de la maraude du Samu Social.

© Benjamin Belaidi
 
Une initiative citoyenne pour venir en aide aux sans-abri. En décembre, le Compiègnois Benjamin Belaidi lançait une cagnotte en ligne pour investir dans des manteaux-duvets. Un accessoire couteux mais nécessaire pour les sans-abris afin qu'ils puissent transporter leurs affaires sans crainte.

Une vidéo qui explique le principe de ces manteaux :
 
 
 
 
Manteaux duvets


Aujourd'hui, la cagnotte est toujours ouverte mais 5 manteaux ont déjà pu être achetés et directement distribués aux sans-abri du secteur, à l'occasion de la maraude du Samu Social.
 
© Benjamin Belaidi

Pour contribuer à l'appel aux dons : https://www.lepotcommun.fr/pot/bhkzu866 

Voici le reportage que nous avions réalisé fin décembre :
 
 
 
 
Grand froid : solidarité au Samu social de Compiègne

Un reportage de Jeanne Blanquart, Nagib Ben Ghezala et Cédric Delangle ; avec Cyril Krakus, Maxime, Nina Decrouy, coordinatrice du Samu social de Compiègne ; Stevens Duval, directeur du Samu social de l'Oise 

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Les boulangers de Péronne

Publié le 5 Janvier 2017 par kate nana dans PICARDIE, VIE QUOTIDIENNE, valeurs, autres, tourisme dans l aisne, politque actualité

Le coup de gueule des boulangers de Péronne

Défenseurs du commerce de proximité, les boulangers de la rue Clémenceau à Péronne ont une manière bien à eux d’afficher leur courroux.


La boulangerie «
Magalie et Franck
» se fait l’avocate du commerce de proximité.
La boulangerie « Magalie et Franck » se fait l’avocate du commerce de proximité.

En cette matinée d’hiver où le soleil parvient péniblement à percer une brume poisseuse, les clients défilent à la boulangerie artisanale péronnaise « Magalie et Franck ». Pour situer la boutique dans la ville, sachez que quelques pas suffisent pour rejoindre la Poste de la rue Clemenceau.

«  C’est toujours comme ça  », glisse la boulangère entre deux habitués avec qui elle partage quelques mots de nouvelle année. Tous n’ont peut-être pas aperçu, scotchée sur la vitrine, une lettre. Les mots qu’elle contient expriment autant un plaidoyer pour le commerce de proximité qu’un ras-le-bol. «  Peut-être que ça interpellera les pouvoirs publics  », espère le boulanger.

La feuille A4 est affichée depuis plusieurs jours. Des extraits plutôt qu’une longue description : «  Un triste record des fermetures de petits commerces. Nous en payons également le prix dans notre ville. Écrasés par ces grandes surfaces qui ne cessent de s’agrandir (…), ces enseignes franchisées qui arrivent sans remords  ». Où l’on songe à la chaîne Marie-Blachère qui s’installera à Albert, à toutes celles qui ont pullulé à Saint-Quentin ces dernières années, détournant la clientèle des boulangeries de quartier.« Nos armes sont la clientèle »

Et la lettre de faire état, en substance, d’une distorsion de concurrence : «  Écrasés par toutes les charges de plus en plus lourdes et difficiles à honorer, personne pour aider les petits commerces (…). Les gros groupes dans la tourmente ont des secours, nous petits commerçants, crevons (…). Nous, nous ne créons pas d’emploi précaire, payés au ras des pâquerettes pour faire baisser le chômage. Nos emplois et employés sont à temps complet, les heures du dimanche, les jours fériés majorés  ».

Alors, le petit mangé par le gros, le géant Goliath terrassant finalement David au terme d’un combat déséquilibré ? Pas tout à fait. Ou tout au moins, pas encore : le petit, la boulangerie, David (qui d’ailleurs deviendra roi) n’a pas dit son dernier mot dans cette lettre. Et a des arguments à faire valoir : «  Nos armes sont la clientèle, nous essayerons de continuer à vous servir au mieux tous les jours  ». La boulangerie « Magalie et Franck » existe – et est toujours vaillante - depuis dix ans.

Les mots qui interpellent sont ceux situés en bas du feuillet, d’un caractère rouge et en capitale, captant le regard : «  Nous sommes en deuil, nous avons le regret de vous annoncer la mort de notre commerce  ». Ceux qui les précèdent modifient le sens de la phrase puisqu’il est écrit, en plus petit caractère : «  Nous ne souhaitons pas mettre (cette) affiche sur notre vitrine  ».

On l’aura compris, le but est d’inciter à jeter un regard sur le courrier et à bien lire tout l’argumentaire qui est déroulé.

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Sinceny (02)

Publié le 28 Décembre 2016 par kate nana dans PICARDIE, VIE QUOTIDIENNE, politque actualité

Sinceny (02) : impasse totale après la destruction d'un hôtel dans un incendie

Que faire des friches commerciales ? Il y a tout juste un an, les deux bâtiments d'un hôtel restaurant étaient dévastés par un incendie. Aujourd'hui, cette friche commerciale est toujours à l'abandon. Le maire de Sinceny s'inquiète du devenir de ce bâtiment

 
 
 
Sinceny (02) : impasse totale après la destruction d'un hôtel dans un incendie

Un reportage de Julien Guéry, Henri Desaunay et Mathieu Krim ; avec Alain, connaissance des propriétaires ; Bernard Pezet, maire (SE) de Sinceny ;

 
A Sinceny, l'incendie est encore dans toutes les mémoires. Vers 4h du matin le lundi 14 décembre 2015, l'hôtel et le restaurant de l'Auberge du Rond d'Orléans sont ravagés par les flammes, suite à deux départs de feu.

Un an après les faits, le bâtiment est toujours dans le même triste état. Les conclusions de l'enquête de gendarmerie n'ayant toujours pas été rendues, l'assurance n'a toujours pas indemnisé les propriétaires. Du coup, impossible d'envisager une quelconque exploitation du site pour le moment.

Le maire de Sinceny est inquiet sur le devenir du lieu. "J'aurais au moins voulu qu'on rase le bâtiment pour des raisons de sécurité. Je ne voudrais pas qu'il y ait un accident"

Impuissant, Bernard Pezet espère une issue favorable en 2017 pour cette affaire. Mais difficile d'en savoir plus. L'incendie a eu lieu sur un terrain privé. Même si cela concerne sa commune, le maire n'est pas consulté.
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LE CHÔMAGE

Publié le 7 Décembre 2016 par katenana dans PICARDIE, tourisme dans l aisne, AUTRES, politque actualité

DANS L AISNE

Dans l Aisne continue de progresser  ,aprés une baisse en janvier c est de nouveau la hausse ;le nombre des personnes inscrites à pole emploi n ayant pas exercé d activité le mois precédent a augmenté  de 2% sur 1 an soit 37.817 personnes (741 de plus)

les personnes de catégories A.B.C. (personnes sans emploi ou activité réduite mais en recherche d emploi ne diminue pas    ; Le département se montre le moins mauvais que l ensemble de la région ;et que nationalement le taux national est+ 3,7%sur 1 an  soit 5,462millions

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Saint-Quentin: plus de 3 200 logements vides

Publié le 7 Décembre 2016 par katenana dans PICARDIE, autres, tourisme dans l aisne, VIE QUOTIDIENNE, LA SOCIETE, politque actualité

LOGEMENTS A ST QUENTIN

LOGEMENTS A ST QUENTIN

Saint-Quentin: plus de 3 200 logements vides attendent des occupants

Saint-Quentin est une des villes françaises qui compte le plus de logements vacants (11 %). L’habitat dégradé, les loyers et taxes élevés en sont les principales causes.

Près de 11 % du parc immobilier de Saint-Quentin (soit exactement 3 226 logements) est vacant. L’INSEE compte 29 330 logements dans la ville (chiffres de 2012) qui se classe ainsi depuis plusieurs années dans les dix françaises avec le plus de logements vacant. « C’est un vrai problème », ne peut que constater Frédérique Macarez, maire. Elle pointe les « logements incorrects » qui n’offrent « pas de conditions de confort ni de propreté ».

Les habitants souhaitent un minimum de confort. « Essayer de louer des choses pas terribles, c’est fini », analyse Bertrand Vignon, agent immobilier (ERA). Il constate un parc de plus en plus vieillissant et qui n’attire pas. Les logements corrects ne connaissent pas de vacance. « Ce qui est récent se loue très bien. Une maison avec une ou deux chambres et un petit jardin, même en ville, ça se loue très bien. »

Pourtant, le prix des loyers fait tiquer la Confédération nationale du logement (CNL) par la voix de Corinne Bécourt. « Si vous voulez quelque chose de potable, dans le privé, il faut compter 600 €. Si la population de Saint-Quentin était riche, ça se saurait. » Elle est étonnée de la vacance : « Parce qu’à Saint-Quentin, il y a un manque de logement mais surtout de logement social. »

Quid de la vacance d’ailleurs dans le logement social ? « En cas de déménagement, il y a toujours une période de latence. Le temps des travaux », explique la représentante de la CNL. Mais il y a aussi les petites maisons que le bailleur Habitat Saint-Quentinois met en vente. Certaines peuvent rester des années à attendre un acquéreur.

Lors du conseil d’administration du bailleur le 1 er mars, il a été fait état, entre autres, d’un logement vacant rue de la Chaussée-Romaine depuis 2012, rue de Guise depuis 2009, rue Pierre-Ramus depuis 2006. « Les locataires n’ont pas toujours les moyens d’acheter. Certains attendent trois à quatre ans pour avoir une petite maison », regrette Corinne Bécourt. Elle pointe les logements de la cité Billion, murés à chaque départ de locataire. « Il y a des maisons qu’on laisse se dégrader. » Car les logements vacants posent des problèmes de sécurité. Le président d’Habitat Saint-Quentinois, Gilles Gillet, n’a pas répondu à nos sollicitations.

La mairie entend lutter contre la vacance de logement dans le parc privé. Le Plan national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD) est une première étape. Les propriétaires qui font des travaux se voient allouer une subvention. « C’est un élément déclencheur pour rénover des propriétés », reprend le maire.

Pour l’agent immobilier, Bertrand Vignon, il n’y a pas de différence entre les quartiers. Autrement dit, il n’y a pas un quartier qui connaît plus de vacance qu’un autre à cause d’un habitat dégradé. « Le faubourg d’Isle n’a pas bonne presse mais il y a des ventes. Un acheteur a pris deux petits biens dans ce quartier. Le premier pour habiter, le second pour investir et louer. »

Le logement vacant peut aussi venir des successions qui se passent mal. Les logements sont abandonnés dans les méandres des actions des héritiers. Le pourcentage n’est pas connu. Enfin, les taux locaux élevés d’impôt incitent aussi à aller voir en campagne si la fiscalité est moins forte.

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