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Le blog de Verneuil sous coucy par kate nana

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SAINT -GOBAIN LA FORET

Publié le 17 Janvier 2017 par kate nana in PICARDIE, tourisme dans l aisne, HISTOIRE, LA SOCIETE

SAINT -GOBAIN LA FORET
SAINT -GOBAIN LA FORET
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SAINT -GOBAIN LA FORET
SAINT -GOBAIN LA FORET

La forêt domaniale de Saint-Gobain constitue le deuxième massif de l'Aisne, couvrant une superficie de près de 9 000 ha. On y rencontre en raison de la nature de ses sols divers écosystèmes permettant le développement d'une faune et d'une flore remarquables, qui feront la joie des promeneurs. Cette forêt est en effet sillonnée de très nombreux sentiers de randonnée, et abrite également plusieurs sites remarquables, comme l'abbaye de Prémontré ou le Tortoir de Saint-Nicolas-aux-Bois...

Situé au centre du triangle La Fère, Noyon, Laon, la commune est enserrée par la forêt domaniale de Saint-Gobain, appelée forêt de Voas au moyen-âge, puis haute forêt de Coucy ensuite, elle est située dans le département de l'Aisne en région Hauts-de-France.

Enguerrand III fait construire le château de Coucy mais aussi ceux d’Assis-sur-Serre, de Saint-Gobain, de Marle et les maisons fortes de Folembray et de Saint-Aubin.
Bâti par les sires de Coucy, probablement dans la première moitié du XIIIe siècle, transmis par héritage aux Luxembourg,

Situé au centre du triangle La Fère, Noyon, Laon, la commune est enserrée par la forêt domaniale de Saint-Gobain, appelée forêt de Voas au moyen-âge, puis haute forêt de Coucy ensuite, elle est située dans le département de l'Aisne en région Hauts-de-France.

Enguerrand III fait construire le château de Coucy mais aussi ceux d’Assis-sur-Serre, de Saint-Gobain, de Marle et les maisons fortes de Folembray et de Saint-Aubin.
Bâti par les sires de Coucy, probablement dans la première moitié du XIIIe siècle, transmis par héritage aux Luxembourg,

 

Le château couronnait une croupe rocheuse. Son plan et ses dimensions approximatives nous sont suggérés par la principale des galeries. Son tracé semble nous révéler une bâtisse presque carrée, mesurant hors oeuvre 80 à 90 m. de côté, mais dont les faces, orientées chacune vers l'un des points cardinaux, eussent été construites en retrait de quatre bastions arrondis ou fortes tours d'angle, qui auraient atteint quelque 32 m. de diamètre. Egal en ampleur aux précédents, un cinquième bastion regardait vers le midi et jouxtait celui du sud-ouest.

Nous voici donc conduits à imaginer quatre courtines, dessinant un carré assez régulier et flanquées de cinq tours ou bastions demi-cylindrique. Nous savons par ailleurs qu'une basse-cour précédait le corps de place vers le midi.

De prime abord nous ne pouvons nous empêcher d'évoquer le chef-lieu des Coucy, érigé vers 1230-1240 à l'extrémité d'un promontoire rocheux et doté d'une singulière puissance. Cette oeuvre-maîtresse de notre architecture militaire associait également un vaste baile à un corps de place dessinant sur le sol un quadrilatère, fort irrégulier cette fois, mais flanqué de quatre tours cylindriques à ses angles. Un énorme donjon circulaire, enveloppé d'une chemise de même forme, se dressait au milieu du front méridional. 
La porte d'entrée s'ouvrait dans son voisinage, entre la chemise et l'une des tours d'angle. S'autorisant de ces dispositions pour reconstituer sur le papier le défunt château de Saint-Gobain, on a pensé que le cinquième bastion couvrait un donjon cylindrique lui aussi et auquel on a prêté 23 m. de diamètre à la base. Par malheur on n'a trouvé nulle trace de cet ouvrage dans le sol. L'espace compris entre l'escarpe du bastion et les substructions connues d'une énigmatique bâtisse rectangulaire, proche du milieu de la cour intérieure, ne laisse d'ailleurs pas assez de place pour un donjon aussi volumineux. Le jumelage des bastions implique l'existence d'un ouvrage unique, c'est-à-dire d'un châtelet contenant le porche d'entrée. La porte s'ouvrait assurément entre deux tours dont l'une -celle de droite-, peut-être plus grosse et plus haute que les autres, aurait en ce cas rempli en outre l'office de donjon.


La galerie, cette voie périphérique, creusée dans le sol et dont on a réussi à explorer la majeure partie. On a tout lieu de croire qu'elle accomplissait le circuit complet du monument.
C'est un couloir voûté en berceau plein-cintre et large de 2m 20 en général. Selon toute vraisemblance il contournait le corps de place à sa base, en épousant la courbe des bastions. Des archères irrégulièrement distribuées et fort ébrasées. mais réduites aux dimensions de simples fentes l'éclairaient chichement.On y descendait par des escaliers assez longs à l'occasion, qui desservaient en outre quelques salles souterraines. D'autres escaliers conduisaient à des poternes débouchant dans les fossés. Les embrasures de tir dénotent le XIIIe siècle, la première moitié plutôt que la seconde. 11 ne saurait s'agir en l'espèce d'une galerie de contremine, car elle dominait d'assez haut le fond des fossés, mais d'une gaine offrant un niveau de tir supplémentaire et s'ajoutant à celui que constituait le chemin de ronde. Les ingénieurs du Moyen Âge ont gratifié ça et là d'organes analogues les forteresses d'Orient et d'Europe.

Ce château fut construit, dit-on, en sept ans.
Je me demande néanmoins pourquoi le constructeur de Saint-Gobain affaiblit les courtines et les bastions du château à brève distance de la base des murs. Je sais bien que la gaine s'adossait au socle rocheux de l'édifice, ce qui eût limité les dégâts causés par l'artillerie. Néanmoins je me sens conduit à supposer que le chemin de ronde n'occupait pas un niveau beaucoup plus élevé et qu'il couronnait tout bonnement ledit socle. Autre anomalie à retenir: le diamètre énorme des bastions., porté à 32 m., donc très supérieur à celui des tours de Coucy -pourtant très grosses en leur temps- qui n'atteignait nulle part 20 m, et sensiblement égal à celui du célèbre donjon d'Enguerrand III, le géant de son temps.
J'ai d'abord cru que la place avait été renforcée par le connétable de Saint-Pol, à qui l'on devait le formidable château de Ham en Vermandois et son donjon mesurant 33 m. de diamètre. Mais, je le répète, la gaine offre tous les caractères d'une oeuvre du XIIIe siècle, probablement antérieure à 1250. Force m'est donc de chercher une autre solution: celle d'un château posé dès l'origine sur une plateforme couvrant une surface plus étendue: autrement dit, celle d'un château à deux enceintes concentriques, celle du dehors relativement basse et contournant le sol d'assiette.
La longueur des escaliers desservant la gaine nous indique d'ailleurs que le corps de place se dressait en retrait de l'enveloppe extérieure.
En Europe les plus anciennes enceintes concentriques remontaient à l'antiquité préhistorique. Simples levées de terre à l'origine, elles s'effacèrent progressivement mais un peu plus tard, devant des ouvrages en pierre.
Au Ve siècle de notre ère, les Byzantins construisirent des spécimens remarquables de la nouvelle manière à Constantinople et à Nicée.

Des lices larges de quelques mètres s'interposent entre le corps de place et les fossés. Épousant le tracé des murailles et s'arrondissant en demi-cercle en bordure des tours, elles semblent avoir été dotées d'un mur ou de palissades au dessus de l'escarpe.
Pour nous le château de Saint-Gobain dans le Laonnais n'est presque plus qu'un souvenir. Bâti par les sires de Coucy, probablement dans la première moitié du XIIIe siècle, transmis par héritage aux Luxembourg, il subit le contrecoup de la disgrâce sensationnelle d'un de ses possesseurs:
le connétable de Saint-Pol. Louis XI le fit en effet démolir en 1475. En 1692 la manufacture royale de glaces, acquéreuse du terrain, établit ses ateliers à l'emplacement des ruines préalablement rasées. La célébrité qu'acquit par la suite le nom de Saint-Gobain n'est pas due à ses seigneurs, mais au développement spectaculaire d'une société industrielle.
De la forteresse il ne reste plus aujourd'hui que les salles et les galeries souterraines. Pour le reste on a fait état de quelques dessins fort médiocres à tous égards et dont la valeur documentaire est des plus contestables. Exécutés bien après la destruction de l'édifice, ils interprètent peut-être, mais en ce cas avec une fidélité fort incertaine, une ou plusieurs images disparues du XVIe siècle ou du XVIIe siècle.

En 1339 Saint Gobain fut ruiné par les Anglais et son château brûlé Charles VI en 1413 érigea la terre de Saint Gobain en comté en faveur de Robert de Bar 
Saint Gobain fut de nouveau saccagé une première fois en 1471 par Charles le Téméraire duc de Bourgogne, une seconde fois neuf ans après par Maximilien d Autriche. 
Dans la première moitié du 16e siècle Marie de Luxembourg veuve de François de Bourbon Vendôme établit à Saint-Gobain une verrerie qui a donné naissance à la célèbre manufacture de glaces actuelle. . 

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